Troisième République

La Grande Guerre
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origines, pretextes & forces en présence

mise à jour: 9/06/07

Origines et prétextes de la guerre, de 1882 au 4 août 1914

Au titre des facteurs déclenchants immédiats, c'est la vive tension dans les Balkans au cours des années 1900 qui a pesé d'un poids décisif. La Russie s'estimait protectrice naturelle des Slaves dans la pénisule balkanique et par conséquent de la Serbie. De son côté, l'Auriche-Hongrie, qui avait annexé la Bosnie en 1908, voyait dans la Serbie une grave menace pour la cohésion de l'ensemble multinational autro-hongrois. Les tensions s'étaient exacerbées lors des deux guerres balkaniques de 1912 et 1913, la première ayant opposé les États des Balkans à l'Empire Ottoman et la seconde ces mêmes États entre eux. Les Balkans constituaient donc un baril de poudre qui n'attendait que d'exploser
D'autre part, depuis 1871, l’Europe vivait sous un régime intermédiaire entre paix et guerre, la "paix armée". Après la formation, à l'initiative de l'Allemagne de la "Triple Alliance" (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) en 1882, afin de maintenir sa suprématie, la France mena à bonne fin de 1893 à 1907 la "
Triple Entente" pour rétablir l’équilibre européen (France, Russie, Royaume-Uni). L’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche en juin 1914 va donner à l’Allemagne un prétexte pour déclarer la guerre à la Russie, le 1er août 1914. Dès lors, la France mobilisait. Le 3 août, l’Allemagne entrait en guerre avec la France et violait aussitôt la neutralité de la Belgique. Cela poussait, le 4 août, le Royaume-Uni à prendre part au conflit.

Les forces en présence

Si l’Entente bénéficie d’une réserve considérable en hommes et en matières premières du fait de ses colonies, les empires centraux, eux, l’Allemagne en premier lieu, se sont mieux préparés à la guerre. C'est ainsi que l'état major allemand avait prévu la possibilité d’une situation de combat sur deux fronts, l'un à l'est contre la Russie, l'autre à l'ouest contre la France, au regard de l'entente entre ces deux pays. L'Allemagne a donc établi un plan d’action (plan Schlieffen) qui prévoyait l’anéantissement de la France dans un premier temps pour se retourner ensuite sur la Russie, inactive dans les premières semaines à cause de la lenteur de sa mobilisation. Chaque camp pense que la guerre sera courte et tous partent confiants, avec la certitude de vaincre rapidement.
Dans le camp de l'Entente, l’Angleterre, ignore le service obligatoire et ne peut, dans les premiers temps, envoyer au front qu’un corps restreint d’hommes. La France, quant à elle, manque d’armement moderne et l’uniforme bleu et rouge des soldats rend ces derniers particulièrement vulnérables. Pire, l’état major français sous estime les possibilités allemandes et refuse de voir une attaque par la Belgique, une erreur stratégique fatale. Si la Russie dispose d'une supériorité numérique écrasante, sa capacité de production industrielle était très inférieure à celle des Puissances centrales et le retard de ses infrastructures lui interdisait toute mobilisation rapide
En août 1914, l’opinion générale était que cette guerre serait rapidement conclue par une rencontre décisive entre les deux principales armées : l’armée allemande et l’armée française. Pour l’Allemagne cette campagne rapide consistait à se jeter sur la France avec la totalité de ses forces afin de la mettre très vite hors de combat, en un mois tout au plus, puis à se retourner contre la Russie. Cependant, l’Allemagne ne pouvait pas compter sur une supériorité numérique aussi marquée qu’en 1870. À l’armée de choc qu’elle se préparait à lancer contre la France (un million et demi de combattants) les Français, avec l’aide des Belges et des Anglais, opposaient des forces sensiblement équivalentes. L’Allemagne, néanmoins, comptait sur l’avantage incontestable de sa préparation technique et sur les formidables réserves de son artillerie lourde de campagne.


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