Éléments de mise en place du Monde Contemporain depuis la moitié du XXème siècle

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l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud des années 60 aux années 2000
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- Un espace cloisonné
L'Amérique latine est, historiquement, la partie du continent colonisée par les Espagnols et les Portugais et partagée entre eux sous l'autorité du Pape par le pacte de Tordesillas de 1494. En géographie, sont ainsi désignés les États d'Amérique centrale, des Caraïbes et d'Amérique du Sud (y compris d'anciennes colonies anglaises, françaises et hollandaises).
Entre le Pacifique et l'Atlantique, le sous-continent présente d'ouest en est une grande masse montagneuse, la Cordillère des Andes, puis une grande plaine, occupée en majeure partie par la Pampa, rappelant la Grande Prairie nord-américaine, et la forêt équatoriale de part et d'autre de l'Amazone.
Ces éléments définissent quatre zones géopolitiques:
- l'Amérique centrale, d'une importance certaine avec le canal de Panama;
- les Caraïbes où se situe Cuba, seul régime marxiste du continent américain;
- I'Amérique andine, zone de guérillas et de production de drogue;
- le"Cône sud" où le Chili est toujours singularisé alors qu'Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, hier concurrents, sont depuis 1991 regroupés au sein du Marché commun du Cône Sud, le Mercosur. Cet ensemble de coopération économique régional se distingue par le niveau de vie de ses habitants et la valeur des biens produits; par comparaison, la CARICOM (Communauté des Caraïbes), le Pacte andin (regroupant les pays de l'arc andin du Venezuela à la Bolivie) ou le Marché commun centraméricain manquent de cohérence et de moyens.
En 1823, la doctrine de Monroe rejette expressément toute intervention européenne sur une quelconque partie du continent américain. Interprétant largement la doctrine de Monroe, les Etats-Unis en arrivent bientôt à considérer que les deux Amériques sont un domaine réservé à leur seule influence. Pratiquant une politique qu’on appela, sous Théodore Roosevelt (1901-1909), la " politique du gros bâton ", ils imposent leur arbitrage lors du conflit qui met aux prises le Venezuela et l’Angleterre. La guerre de 1898 leur permet de détruire les ultimes vestiges de l’empire colonial espagnol, d’annexer Portro Rico et d’établir leur protectorat de fait sur Cuba.
- La chasse gardée des États-Unis
L'implication des États-Unis en Amérique latine, motivée pour l'essentiel par des ambitions commerciales, a été théorisée dès 1823 par la doctrine Monroe (du nom du président des États-Unis de l'époque). Cette doctrine a pour objet d'interdire l'ingérence des puissances européennes dans les affaires du continent américain. Après la guerre de 1898 contre l'Espagne, les États-Unis, vainqueurs, développèrent le panaméricanisme, discours politique unitaire leur permettant de légitimer l'extension de leur influence en Amérique centrale et notamment sur le canal de Panama.
En 1945, ils obtinrent la création de l'Organisation des États américains (OEA), qui devint un pacte d'assistance mutuelle et de résolution des conflits entre États membres en 1948 avec le traité de Rio. Ils s'appuyèrent sur cette structure pour intervenir à plusieurs reprises directement dans les affaires intérieures des États d'Amérique latine.
Les tentatives régionales de regroupement à finalités politique et économique ont été nombreuses, et semblent aujourd'hui être de nouveau relancées, le clivage Est/Ouest disparu. Pourtant, l'Amérique latine demeure un espace économique éclaté favorisant les intérêts américains. La création en 1994 de l'Association de libre-échange nord-américaine (ALENA) associant les États-Unis, le Canada et le Mexique a créé un bloc économique de 380 millions de consommateurs contre lequel les États latino-américains paraissent bien démunis. Chiffre révélateur, 43% du commerce international de l'Amérique latine se réalise avec les États-Unis. Aujourd'hui l'Amérique latine est l'otage de la toute-puissante économie américaine. Ironie du destin, la crise financière qu'a connue le Mexique en décembre 1994 a mis en évidence la fragilité des banques américaines. Ces dernières ne pourraient supporter l'effondrement des économies du sous-continent, au vu de leurs engagements considérables. Le danger encouru est particulièrement grave: la faillite de tout le système financier international. Plus encore qu'un outil de domination, l'assistance aux économies de la région est devenue une nécessité vitale pour les États-Unis eux-mêmes.
La signature d'accords de défense bilatéraux et la fourniture d'armes ont permis à Washington de développer des liens étroits avec les forces armées latino-américaines. Initialement motivée par la nécessité de faire échec aux opérations de déstabilisation tentées par les mouvements révolutionnaires alliés de Cuba et de l'URSS, l'implication américaine se trouve aujourd'hui motivée par la lutte contre le trafic de drogue.
- La dictature, une constante durant presque 50 ans de vie politique latino-américaine, tandis que l’avancée de la démocratie, très cahotante depuis les années de guerre froide, ne se pérennise qu’au tournant des années 1980-1990.
La vie politique des pays d’Amérique latine après 1945 semble marquée par une grande instabilité, par une difficile gestation de la démocratie et par une omniprésence de l’armée dans les affaires civiles. La proximité des Etats-Unis, et à partir de 1959 la révolution cubaine exercent également une influence sur l’évolution politique de l’Amérique latine.
Attention, de très nombreux passages dans cette version démo tirée de la version "Abonné" ont été brouillés. Ils sont signalés en vert
La victoire alliée de 1945 ouvre et que Péron est renversé en 1955. Seule la Bolivie parvient à cheminer sur les profite à la une ère de démocratisation, dans des pays sans grande tradition de défenseurs de n’hésitent pas à recourir au travail forcé. En bénéficient aussi une nouvelle réaction autoritaire, avec la bénédiction, voire l’intervention du voisin du Nord, hanté par Amérique latine un profond rejet de la domination yankee, exprimé avec violence souvent, qui augmentent leurs investissements. C’est ainsi que l’expérience vénézuélienne se clôt au compagnies minières ou industrielles étrangères, nord-américaines le plus années 1950, s’engagent sur la voie du réformisme et que l’Argentine rompt avec son passé fascisant en se rangeant derrière le colonel Péron. La guerre froide donne lieu à un renversement Colombie où les partis négocient leur retour au pouvoir en 1957, et au Venezuela, l’ordre établi qui profite aux aristocraties traditionnelles -planteurs et gros propriétaires terriens- qui où après voies de la démocratie. Par ailleurs, l’étau dictatorial se desserre à la fin des certains militaires accordent une normalisation de la vie politique, à condition démocratique, dans lesquels la réponse à la crise de 1929 a été le plus souvent un populisme autoritaire. A partir de 1944 des soulèvement nationaux, des coups d’Etat, des aménagements constitutionnels ou des élections non frauduleuses permettent l’avènement de signés entre la gauche non communiste et les forces conservatrices. Dans le même temps se développe en bout de trois ans, que le Pérou voit s’installer la dictature en 1948 et lors d’une tournée de Nixon, alors vice-président, en 1958. La révolution cubaine l s’engagent sur la voie du réformisme et que l’Argentine rompt avec son passé fascisant en se rangeant derrière le colonel Péron. La guerre froide donne lieu à un renversement de tendances politiques. La crainte de voir les réformateurs modifier trop avant les structures politiques et économiques du pays, et céder devant les revendications sociales des classes défavorisées (paysans sans terres, prolétariat urbain), pousse l’armée ou à intervenir. Avec l’accord des Etats-Unis et au nom de la lutte contre le communisme, elle confisque le pouvoir en faveur que les partis communistes soient exclus des consultations électorales. Cette ouverture la chute de la dictature des accords de gouvernement sont.
L’Amérique latine couvre près de 16% des terres émergées. L’accroissement démographique est très rapide dès les années 50, et presque partout se pose le problème agraire : une poignée de propriétaires détient la majorité des domaines cultivés et la productivité est si faible que les importations alimentaires sont absolument nécessaires. Les économies latino-américaines sont vulnérables. Elles sont obligées de recourir aux investissements étrangers, principalement nord-américains, ce qui pose le problème fondamental de l’indépendance nationale. Ce problème a été résumé dans la phrase célèbre du dictateur mexicain Diaz : " Pauvre Mexique, si loin de Dieu, si près des Etats-Unis ".
- Le capitalisme américain, outil de domination économique sur l’Amérique latine. Ses filiales produisent les machines et les engrais, s’occupent de la transformation de la terre et se chargent de leur distribution. Mais, en 1959, la domination américaine se sent menacée par la révolution cubaine. Bastion avancé de la guerre révolutionnaire en Amérique latine, Cuba prêche, dès 1962, la solution révolutionnaire.
Les Etats-Unis ont mis en avant la doctrine de Monroe pour essayer de barrer au communisme l’entrée de l‘Amérique latine et se sont appuyés sur l’Organisation des Etats américains (OEA), dont le but était le maintien de la paix, notamment contre les mouvements communistes.
Pourtant, de 1959 à 1968, voisinage" de Franklin Delano Roosevelt (1933-1945), la good neighbour policy. La Banque Interaméricaine de Développement (BID) est installée en 1959, tandis en Bolivie ainsi qu’en mouvements armés, qui proviennent d’anciens foyers de guérilla, éclatent. Une vague de guérillas se développe dans toute l’Amérique latine, notamment au Guatemala, au contribuer au progrès des pays sous-développés. Dans le même temps, une réunion est demandée aux membres de l’OEA Argentine et au développement économique du sous-continent. Son Honduras, en République dominicaine, au Venezuela, (Organisation des Etats Américains), pour établir un plan décennal de développement économique et social. La réunion pouvoir, le président Kennedy comprend qu’il est nécessaire d’accélérer le développement éconontribuer au progrès des pays sous-développés. Dans le même temps, une réunion est demandée aux membres de l’OEA Argentine et au développement économique du sous-continent. Son successeur, Johnson n’hésite pas quant à lui à s’immiscer dans les affaires dominicaines en y expédiant un corps de Marines pour asseoir en place dérive vers la gauche. Le président Kennedy laisse faire, même s’il estime que le meilleur rempart contre le castrisme est le dictature face à ses opposants. Les derniers solidement la milliards de dollars pour dix ans pour l’aide au développement de social de l’Amérique latine pour éviter la contagion révolutionnaire. Il poursuit l’Amérique latine.
Une série de coups d’État " préventifs " a lieu à partir de 1961 au Salvador, en Argentine, au Pérou, antagonisme fondamental entre, d'un côté la tutelle américaine, les grandes Firmes Multinationales en Amérique Latine par la guérilla est finalement abattu en 1967. La fin de la décennie est alors marquée par les progrès du réformisme, troisième voie entre dictature et et les grands propriétaires terriens s'exprimant par le soutien à des régimes au Guatemala, en Equateur, au Honduras dès que l’armée ou que les forces conservatrices aboutit "bon crée, en 1960, le « Fonds fiduciaire pour Brésil. Dès son arrivée au estiment que le pouvoir feux de la Révolution cubaine s'éteignent en même temps que Che Guevara en Bolivie. Celui-ci qui avait essayé de promouvoir la Révolution castrisme. Il s’impose face à la dictature à a partir de 1968 : le Pérou, la Bolivie, le Honduras s’engagent tour à tour sur cette voie. Mais l'Amérique latine continue d'être le théâtre d'un à l’Alliance pour le progrès, prévoyant un investissement en Colombie, au Pérou, la politique de réactionnaires ou dictatoriaux, et de l'autre des mouvements populaires d'émancipation sociale appuyés parfois par l'Église (théologie de la libération).
Une nouvelle percée de la dictature se produit dès le début de la décennie 1970 : en 1971, en Bolivie, un violent coup d’Etat amène au pouvoir le colonel Banzer, deux ans plus tard, le socialisme chilien d’Allende est balayé par le général Augusto Pinochet, avec l’aide de la CIA. Ce coup de force est d’autant plus symbolique dans ce pays que la démocratie a un ancrage qui remonte à l’avant-guerre. L’Argentine est également soumise à la dictature musclée du général Videla qui s’impose à le tête de l’Etat en 1976.
L’heure est aux dictatures militaires et les efforts vont à la lutte contre la guerilla.
Les organismes d’aide infléchissent leur politique de soutien : la Banque Interaméricaine de Développement et le FMI, Fonds monétaire international, graduent leur aide en fonction des pays demandeurs. Alors que les prêts furent abondants pour la junte militaire du Chili, ils furent nuls à l’époque d’Allende.
- l'initiative américaine pour verrouiller l'influence soviétique
Dans le cadre des relations bipolaires, l'Amérique centrale présentait une grande importance stratégique ( défensive pour l'un, offensive pour l'autre) permettant pour chacun des deux Grands un "linkage", c'est à dire un échange, principe en politique internationale défini par Henry Kissinger (>-> § ).
Il s'agissait pour les U.S.A d'obtenir un Statu quo reposant sur un échange consistant pour l'U.R.S.S à ne pas participer aux luttes révolutionnaires locales et pour les U.S.A à exercer une forme de retenue en Europe centrale et orientale en reconnaissant implicitement la situation de fait depuis 1945.
Dans les années 80, le Président Reagan a souhaité piéger Moscou en prenant à la lettre le contenu des Accords d'Helsinki et particulièrement la "corbeille" sur les droits de l'Homme" auquel avait souscrit l'U.R.S.S.
Deux voies vont être privilégiées
- la voie de l'aide économique
Reprenant le modèle du Containment dans son effet , les U.S.A vont injecter dans la région une aide qui passera de 200 millions de $ en 1980 à 4 milliards de $ cinq ans plus tard même. Une bonne partie de cette aide permit singulièrement le rééquipement militaire des États et, téléguidé de Washington, de geler, par un subtil équilibre entre l'efficacité des armées nationales ré-équipées et les guérillas, les troubles de ces pays pour se ménager le temps de trouver une voie politique pour faire plier l'U.R.S.S.
- la voie politique
- Après avoir réussi à chasser l'image et le style des dictatures bananières ( et tirant la leçon de leur erreur en Indochine avec les gouvernements militaires qu'ils maintenaient), guerres civiles avec des éléments révolutionnaires d'un coté et répressifs de l'autre, la les U.S.A arrivent à convaincre l'opinion publique de la justesse de leur combat et en 1984 évolution à la démocratie en si peu de temps, pour des nations aux prises permanentes à des violences armées en 1985 au Honduras ( Azcona Hoyos) et en 86 au Guatemala ( Vinicio Cerezo) qui accèdent au pouvoir après des élections. Bien qu'il était sur fond de marche forcée à la démocratie réelle fut engagée en faisant garantir par les forces de ce sont des civils au Salvador ( Napoléon Duarte), impossible de réaliser une telle.
- En 1982, une Communauté démocratique centraméricaine fut créée pour promouvoir la petit à petit faire évoluer très rapidement, cette fois, la situation dans la région. Au Nicaragua, toujours en guerre interne la paix fut signée en mars 1990 après la démilitarisée et moralisée par un toilettage des forces armées en même ( les Sandinistes) ne furent en 1987 pour relancer la dynamique de paix, temps que les guérillas démontrent dans les faits qu'elles démocratie et stopper la course à l'armement suivie la même année du Forum pour la Paix et la Démocratie et surtout en 1985 du Groupe de Contondora (Colombie, Panama, Mexique et Venezuela) pour ramener à des dimensions régionales et à des négociations entre les acteurs engagés les conflits dans les pays concernés. Mais en 1985, les responsables nicaraguayens attendre l'effondrement du système soviétique à partir de 1989 pour victoire dep as reconnus comme interlocuteurs et il fallut, malgré les accords dits d'Esquipulas Violetta Chamorro aux élections présidentielles. Au Guatemala dès 1990 et au Salvador en 1992, les conflits sont désamorcés et la région ne sont ni fatales ni infaillibles.
- l'effervescence de l'Amérique latine
En Amérique Latine, les derniers feux de la Révolution cubaine s'éteignent en même temps que Che Guevara en Bolivie. Celui-ci qui avait essayé de promouvoir la Révolution en Amérique Latine par la guérilla est finalement abattu en 1967.
Mais l'Amérique latine continue d'être le théâtre d'un antagonisme fondamental entre, d'un côté la tutelle américaine, les grandes Firmes Multinationales et les grands propriétaires terriens s'exprimant par le soutien à des régimes réactionnaires ou dictatoriaux, et de l'autre des mouvements populaires d'émancipation sociale appuyés parfois par l'Église (théologie de la libération).
Durant les années 70, la quasi totalité de l'Amérique Latine est gouvernée par des régimes militaires soutenus par les USA.
- Washington voit d'un très mauvais oeil l'avènement, en septembre 1970, par voie électorale et démocratique, du régime socialiste de Salvador Allende au Chili. Marxiste, mais non communiste, le régime de Salvador Allende est soutenu par le Parti communiste chilien ce qui lui vaut rapidement l'hostilité des grandes compagnies américaines implantées au Chili et la perte de l'appui des classes moyennes.
Un coup d'État militaire, dirigé par le général Pinochet, aidé par la CIA, met fin à l'expérience socialiste de S. Allende, le 11 septembre 1973. Une dictature impitoyable s'abat sur le pays. Durant les années 80, malgré la répression surgit une résistance populaire qui ébranle de plus en plus le régime >->§.
- En Argentine, les militaires empêtrés dans des difficultés et échecs intérieurs provoquent délibérément l'occupation surprises des îles Malouines (Falklands ou Malvinas) en mars 1983 pour détourner l'attention de l'opinion. L'archipel est repris trois mois plus tard par la Grande-Bretagne ce qui provoque la chute du régime des militaires argentins et le retour d'un gouvernement civil issu d'élections libres en novembre 1983.
- Au Brésil, les militaires au pouvoir depuis 1964 ont orienté le pays vers un modèle totalement dans l'impasse avec la crise économique mondiale. Début 1985, ils abandonnent le pouvoir aux civils.
- Mais, c'est surtout l'Amérique centrale qui va constituer la zone de grande instabilité au début des années 80.
En 1979, les USA se retrouvent avec à leur porte une contestation de leur domination sur le bassin caraïbe. En Amérique centrale une dynastie de dictateurs soutenue par les USA depuis les années 30 tombe sous les coups d'une guerilla d'inspiration communiste, le Front sandiniste.
Les Etats-Unis avec Carter avaient laissé le dictateur à son triste sort. Carter ne voulait pas transiger avec le respect des droits de l'homme. Les sandinistes s'emparent alors du pouvoir. Les USA se considèrent menacés, le nouveau régime nicaraguayen se rapproche de Cuba et de l'URSS. Le Nicaragua est vu par les USA comme une tête de pont du communisme international sur l'Amérique continentale. Reagan ( qui succède à Carter) y soutient des régimes dictatoriaux comme au Guatemala et Salvador où les guerres civiles ensanglantent la région.
Marquée par les luttes socio-économiques internes, les États de cette région vont alors se trouver confrontés durant les années 80 à la lutte armée, soulignant l'absence de démocratie politique dans le cordon américain, et, l'influence soviétique dans cette partie éminemment stratégique pour les U.S.A ( >-> la politique étrangère américaine )
- Le retour à la Démocratie
Dans de très nombreux pays de l'Amérique latine, la répression politique est exercée avec violence, les adversaires des nouveaux régimes n’ayant d’autre choix que l’exil, la réclusion ou la mort. Face à ses violations systématiques des droits de l’homme, Jimmy Carter, le nouveau président des Etats-Unis, engage à partir de 1976 un combat contre les régimes dictatoriaux et soumet l’assistance économique à la démocratisation.
Refusant un tel marché, l’Uruguay l’Argentine et le Brésil décident de se passer des fonds nord-américains. Les dictatures doivent aussi faire face à l’opposition de plus en plus ouverte de l’église catholique qui n’hésite pas à prendre la défense des pauvres et des opprimés.
La transition vers la démocratie ne se fera qu’au cours de la décennie suivante, l’ouverture se produisant fait quant à lui déboulonner en 1989. Les dictateurs ont vécu. Au Brésil, les la constitution 1983 pour détourner l'attention de l'opinion. L'archipel est repris trois mois plus tard par la ce qui provoque censée pérenniser le pouvoir militaire et en 1988 les Chiliens disent militaires au pouvoir depuis 1964 ont orienté le pays vers un modèle totalement dans l'impasse de l’immunité) et surprises des îles Malouines (Falklands ou Malvinas) en mars 1983 pour détourner l'attention le retour d'un gouvernement civil issu d'élections libres en novembre 1983. L’année suivante, les Uruguayens rejettent Non à Pinochet par la voie avec le référendum. Le général Strössner, qui depuis 1954 règne sur le Paraguay, se la crise économique mondiale. Début 1985, ils plus souvent après l’organisation d’élections où le pluralisme politique est respecté. En Argentine, les militaisurprises des îles Malouines (Falklands ou Malvinas) en mars la chute du régime des militaires argentins (après avoir reçu l’assurance du abandonnent le pouvoir aux civils.
- Le Développement de la Démocratie et l'ouverture sur le monde
Après l'effondrement du communisme soviétique , l'Amérique centrale pacifiée a du prendre en quelques années. du changement en matière de recours politico-économique possible et la nécessité de faire enfin exister une société réconciliée avec elle-même avec notamment l'acceptation de l'indianité qui est à cet égard un signe fort de cette évolution dans cette partie du monde américain ( en 1992, le prix Nobel de la Paix a été attribué à l'indienne Guatémaltèque Rigoberta Menchu Tum).
Le 4 juin 1991, les 34 membres Elle se montre capable de destituer ses idoles accusées de corruption ou autres malversations pourtant typiques dans des pays qui n'ont jamais savouré bien compte la rapidité de l'Organisation des Etats Américains signent à Santiago du Chili, un "engagement en élus alors que deux tiers du continent vivaient en (The Harvard Connection). Ils font figure de bons élèves qui s'appliquent à bien gérer génération de leaders apparaît, des technocrates formés dans les universités d'élite des Etats-Unis de penser et gérer sont aujourd'hui remises en question.
Le retour et à lutter efficacement contre la spéculation et la corruption. Les façons traditionnelles1980 sous faveur de la démocratie". Tous les gouvernements, sauf celui de Cuba exclu en 1962, ont été librement dictature militaire. Gouvernée pendant des décennies par les généraux, l'Amérique Latine n'a jamais autant voté que depuis longtemps la démocratie.
Une nouvelle ou .
Dès 1991: premier sommet ibéro-américain en Juillet 1991 au Mexique, avec les gouvernements et des mouvements révolutionnaires et où de nombreux réfugiés ont pu rentrer armées pays et portugais (préparation année Colomb), Initiative for America de George Bush dans leur espagnol dans cette région où la paix a démobilisé de nombreux combattants des, l'Argentine envoie un contingent symbolique dans la guerre d'Irak.
Des problèmes sociaux liés à l'établissement de la démocratie et à la mise en route de l'économie persistent néanmoins d'origine.
- Le processus de démocratisation travers un processus qui permette la transformation centre-américain ( S.I.C.A) dont le projet consiste à réaliser un développement et international certain; a cet effet a été mis en oeuvre un processus d'intégration ce ces pays est encore fragile et requiert un appui aboutissant au " ... bien-être de ces peuples et à la croissance des pays membres à régionale sur le plan économique; le sommet de Tegucigalpa en 1991 visait à établir une base d'union douanière grâce à la mise en place du Système d'intégration économique et social équitable et soutenu des pays centre-américains la modernisation des structures productives et techniques" ( art 1 du traité)
- Existant officiellement depuis 1993, le SICA remplace l'Organisation des États centraméricains ( ODECA) 1310 millions d'E.C.U. De mieux en mieux intégrée dans le libéralisation de l'économie, rétablissement des finances publiques, les villes par un exode rural et peu qualifié très important. Désirant apparaître affranchis des U.S.A et responsables de leurs décisions les pays de ouverture des frontières sont mondial par un accroissement de ses exportations, cette région à une progressive intégration monétaire et financière : maîtrise de l'inflation, tout premier plan. Au milieu des années 1980, des accords ont posé des bases politiques et économiques pour une coopération entre le coût social payé par ces pays est élevé et se retrouve renforcé pourrait réussirà perfectionner la zone de libre-échange et à parvenir dans l'Amérique du Nord. L'Union européenne joue par conséquent un l'Amérique centrale et l'Union. Celle-ci est à faire changer l'image devenue presque traditionnelle d'une cette région recherchent une coopération internationale élargie en et cherche devenue le premier donateur en matière de coopération et développement avec un total cumulé entre 1979 et 1994 de au programme de cette entreprise régionale. Mais rôle de commerce l' accompagnant d'une volonté d'agir hors les liens étroits qu'elle entretient avec Amérique centrale exotiquement bananière, révolutionnaire et sous développée.
L'imitation du modèle occidental par l'Amérique latine outre de se révéler peu efficace dans le développement économique et social, a créé un forte crise d'identité du sous continent. Si le bilan et les perspectives sont assez sombres, il ne faut pas négliger le fait que la démocratie s'impose largement. En effet les coups d'Etat militaires entre 1976 et 1986 ont échoué, ce qui est du notamment au changemant de l'attitude des USA, avec l'idée que les interventions militaires peuvent être contre-productives en favorisant un communisme de réaction.
- Des économies en crise ( les années 80-90)
Les illusions pétrolières des années 70 avaient suscité un excès de dépenses et d'investissements somptuaires alimentés par le populisme politique. L'accumulation de la dette, accompagnée de la hausse des taux d'intérêt liée à la "Reaganeconomics" rendait inévitable la crise économique manifestée pour la première fois en août 1982 avec la suspension des paiements du Mexique. Cette crise, prévisible et prévue, a cependant surpris une communauté financière trop pressée de proposer des crédits privés indexés sur le Libor.
Il s'en est suivi une décennie de méfiance des créanciers occidentaux, de baisse du niveau de vie et de l' investissement productif, d'évasion des capitaux dans tous les pays d'Amérique latine. L'isolement économique s'accompagnait de pratiques politiques contestables : Pinochet, les généraux argentins ou brésiliens, la Guerre des Falklands.
En 1995, l'Amérique latine comptait 460 millions d'habitants en croissance démographique encore forte. Les prévisions envisagent, pour 2025, une population totale de 706 millions d'individus.
- Agriculture
Les surfaces utilisables les structures (morcellement des grands domaines et nouvelles formes d'exploitation) soit pour réduire la tension sur le sujet (répartition des terres vièrges sociales, parfois révolutionnaires, sont donc importantes. Et la "soif de terre" paysanne est à l'origine d'un thème politique essentiel, la réforme des États des terresf aite par l'usurpation légumes divers vendus en Europe). Mais la logique de agraire par la redistribution de la propriété. Les différentes réformes ont été utilisées ou publiquesproducteur mondial de café. Mais le prix des fournir les pays indigènes, par l'expropriation de paysans ruinés et par l'appropriation de terres publiques. Les tensions soit pour changer véritablement l De façon ponctuelle, certaines exploitations se sont les villes le premier Chili (fruits et et connaît de vives fluctuations, fragilisant par contrecoup leurs économies. par l'homme sont modestes, du fait tant du climat (chaud et humide au nord-est ou rigoureux au sud), que de l'altitude (massif andin et hauts plateaux). Les sols sont trop pauvres pour un usage agricole intensif et souvent mal mis en valeur par les grands propriétaires terriens. Les pays d'Amérique latine n'en demeurent pas moins de spécialisées pour paysans soient destinés soit à devenir de petits entrepreneurs .soit à être prolétarisés. Avec l'importance de l'exode rural les problèmes se déplacent largement vers gros producteurs de produits agricoles " spéculatifs ". Le Brésil est ainsi largement riches en produits alimentaires hors-saison: c'est le cas au Mexique (fraises vendues sur le marché américain), ou au sur pressions diplomatiques). La modernisation ne se réalisant que pour l'élite paysanne, il semble que les denrées échappe au contrôle croissance et d'exportation ne coincide pas nécéssairement avec l'intéret de la majorité de la population.La grande propriété s'est .
- L'industrialisation demeure globalement modeste: il en résulte une grande dépendance en biens de consommation et d'équipement à l'égard des fournisseurs américains et européens ainsi que des situations financières inquiétantes. Cependant, les pays du Cône sud et le Mexique se singularisent: I'activité industrielle y est importante (sidérurgie et métallurgie lourde pour le Brésil, pétrochimie et industries à bas salaire au Mexique).
- Des sociétés fragilisées
Les villes représentent souvent un lieu de survie quand la campagne ne peut plus offrir de quoi et du climat social. La pauvreté encourage toutes les formes de criminalité et telle qu'ils disposent d'armées privées, contrôlent certaines se nourrir. Les paysans viennent alors grossir le nombre des habitants des bidonvilles. L'accroissement notamment le trafic de drogue. La puissance des " narcotrafiquants ", regroupés en cartels, est de la population citadine est tel qu'une agglomération des États latino-américains, les économies locales sont gérées sous le contrôle des de l'activité économique et une dégradation des conditions de vie institutions financières internationales. La rigueur budgétaire entraîne le ralentissement comme Mexico devrait passer de 20 millions d'habitants en 1991 à 31 millions en l'an 2000 ! (Selon les estimations hautes.) Du fait du fort endettement régions et exercent un rôle important dans la politique de nombreux États.
- Populisme et économie de marché: la nouvelle donne depuis le début du XXIème siècle
- Dans une Amérique Latine trop longtemps soumise au fondamentalisme libéral - avec quelque 225 millions de pauvres soit près de 45% de la population - les gouvernements sont assis sur une véritable poudrière en dépit des efforts de Washington et de ses alliés inconditionnels, le Mexique, l'Amérique Centrale et la Colombie. Pour la première fois depuis les années 60, plusieurs gouvernements de gauche - Brésil, Argentine, Uruguay et Venezuela - entendent infléchir le cours de ces "Républiques sans citoyens" marquées par le mépris social et l'exclusion.
Après l'Argentin Fernando de la Rua en 2001 et l'Equatorien Lucio Gutierrez en avril 2005, le président bolivien Carlos Mesa a renoncé à ses fonctions en juin 2005 comme l'avait fait son prédecesseur Gonzalo Sanchez de Lozada en 2003. L'arrivée d'Alfredo Palacio à la tête de l'Etat équatorien après le limogeage en 2005, à mi-mandat, de Lucio Gutierrez venait déjà accentuer un peu plus la coloration politique de l'Amérique latine. Les circonstances qui ont porté au pouvoir Alfredo Palacio à la tête de l'Etat équatorien ou qui ont conduit le bolivien Carlos Mesa à la démission sont nées d'un mécontentement populaire. Depuis cinq ans, sept pays sur les dix que compte la région rompent, chacun à leur manière, avec la culture économique dominante des années 1990. Et les années 2005- 2006 vont voir grossir les rangs des déçus du libéralisme .
Depuis 1999, le Venezuela, le Chili, le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay ont élu des candidats issus de sait que son ( démissionnaire en juin 2005), et équatorien, Alfredo Palacio, partagent avec leurs voisins une même sensibilité nationaliste et de forts accents populistes. En Argentine, élection est due à l'espoir d'une renationalisation du secteur de l'eau. Au Venezuela, le président Hugo Chavez menaceannées 1990 et le pillage du pays par les sociétés étrangères. En Bolivie, l'opposition demande le départ des partis de gauche. Sans étiquette, les présidents bolivien, Carlos Mesa M. Kirchner ne cesse de dénoncer "le modèle néolibéral" des compagnies internationales qui exploitent le gaz naturel, principale richesse du d'expropriation les grands propriétaires terriens. Depuis son arrivée, Luiz Inacio Lula da Silva dénonce pays, et la nationalisation complète du secteur de l'énergie. En Uruguay, Tabaré Vazquezl'égoïsme des pays industrialisés et tente de rééquilibrer le rapport de force Nord-Sud.
Le changement de cap est loin d'être homogène d'un pays à l'autre. Mais les populations macroéconomique, les résultats de cette gestion prudente sont là : les investissements directs ont augmenté pour la première fois depuis 1999, dépassant les 56 milliards partagent la même frustration de la faillite d'une décennie de réformes sous des gouvernements censés ancrer la région dans une croissance équitable. Les du Parti des travailleurs. Stratégie payante puisqu'il a réussi tout récemment à s'émanciper en douceur du FMI. L'uruguayen Tabaré Vazquez est allé, au lendemain et la Bolivie bénéficient d'une restructuration de leur dette. Seul le Venezuela s'en tient àxtrêmement bas et montée de la demande de matières premières de l'Inde et dediatribes anti-impérialistes, grâce à son pétrole.
Sur le strict plan potions appliquées sous la houlette du FMI ont bien permis de mater l'hyperinflation. Mais le développement tel qu'on l'entend aujourd'hui, c'est-à-dire plus social, plus redistributif, s'appuyant davantage sur les indicateurs de développement humain (éducation, santé, qualité de l'habitat..), n'a pas suivi.
Les différentes crises financières ont fait basculer la classe moyenne dans la pauvreté. Les mouvements de gauche, portés par un environnement international très contestataire à partir de 1999, a fait son lit de ces frustrations.
Mais cette favorables - des leaders de la région dénoncent les méthodes du FMI mais suivent scrupuleusement ses préceptes. Pour éviter la défiance des marchés financiers, le Brésilien gauche n'est pas la même que celle d'il y a 30 ans. Elle est aujourd'hui "pragmatique" à l'image du Président brésilien Lula. Elle tente d'éviter les erreurs passées Le rebond latino-américain a bénéficié de circonstances internationales Lula a opté pour la stabilité financière, au risque de mécontenter sa base de son élection, début 2005, confirmer son allégeance à Washington. L'Equateur et n'est ferme : 5,7 % pour l'ensemble de la région taux d'intérêt américains extrêmement bas et Les la Chine. Les économies de la région profitent depuis 2003 des prix comme au Chili, seul pays de la région dont le taux de pauvreté a baissé de façon significative. ses économies de la région profitent depuis 2003 des prix commtrêmement bas et montée de la demande de matières premières de l'Inde et de la de la région dont le taux de pauvreté a baissé de façon significative.
- l'Amérique latine et l'Amérique centrale: l'arrivée "des Gauches" (2005-2006)
- Toutes tendances confondues, de la plus tempérée à la plus radicale, la gauche inspire aujourd'hui à des degrés divers les gouvernements du Venezuela, de Cuba, du Panama, de l'Argentine, de l'Uruguay, du Chili et du Brésil. A la seule exception de ceux de Cuba, les dirigeants de ces pays ont été élus démocratiquement.
Le tournant à gauche remonte à 2002 ou même 1998, selon que l'on prend comme point de départ l'avènement emblématique de l'ancien syndicaliste métallurgiste Luiz Inacio Lula da Silva au Brésil ou celle du remuant lieutenant-colonel Hugo Chavez au Venezuela.
Cette tendance devrait se poursuivre en 2007. Le président argentin, Nestor Kirchner, ancien péroniste de gauche, semble en mesure d'assurer sa réélection - ou sa succession au cas où il céderait la place à son épouse, la sénatrice Cristina Kirchner.
L'année électorale 2006 a confirmé en effet le basculement à gauche de l'Amérique latine et sa volonté de se libérer de l'hégémonie américaine. Le temps du libéralisme triomphant réforme constitutionnelle en vue de créer une "République socialiste du Venezuela". Chavez veut puiser dans les énormes réserves de l'institut d'émission des années 1990 imposé par les Américains des États-Unis est fortement rejeté, Tabaré Vazquez, l'échiquier latino-américain est presque au complet. Ne manquent parmi les grands pays que l'encourager dans sa révolution "bolivarienne" et le "socialisme du 21ème siècle". Du reste, à peine reélu, Chavez a annoncé le 8 janvier 2007 la nationalisation de larges pans de l'économie, dont l'électricité et la téléphonie, et une "profonde" le dos aux "recettes" libérales la plupart des pays veulent suivre leur propre voie sans imiter le Vénézuélien Hugo Chavez, fort de l'arme pétrolière.
La gauche est parvenue au pouvoir en Bolivie (avec l'Amérindien Evo Morales) et au Chili (la socialiste Michelle Bachelet)en Amérique latine semble dépassé. La gravité de la crise économique argentine a sans hissé au firmament le très remuant Hugo Chavez avec 63% des suffrages, ce qui devrait (37 milliards de dollars fin 2006) pour développer l'agriculture, les nul doute contribué à renforcer le discrédit des pratiques du Fonds monétaire international (FMI), à remettre en cause le bien-fondé des privatisations. Le modèle économique, a été confirmée au Brésil avec la réélection de l'ex-ouvrier Lula et est de retour au Nicaragua avec le Sandiniste Daniel Ortega et en Equateur privé et avait fortement polarisé le pays. Après un putsch raté contre Chavez en avril 2002, l'opposition et les industriels qui appuyaient cette tentative, avaient organisé une grande grève fin 2002/début 2003 qui avait paralysé le crucial avec l'économiste "humaniste" Rafael Correa.
Si l'on y ajoute le péroniste au profit d’un nationalisme économique affirmé. On est loin du " projet des Amériques " porté par les États-Unis dans les années 1990. Mais si globalement on tourne Nestor Kirchner en Argentine et l'Uruguayen de centre gauche la Colombie où a été réélu le conservateur Alvaro Uribe et le Mexique où le candidat de droite Felipe Calderon l'a emporté de justesse.
Le 3 décembre 2006, a obtenu des pouvoirs spéciaux pour promouvoir la loi pétrolière (appliquée avec retard) et la réforme agraire, ce qui avait provoqué une levée de boucliers dans le infrastructures et le logement. Chavez a aussi dit vouloir utiliser la loi-cadre pour mettre un terme au contrôle par des compagnies étrangères dont le Français Total et l'Américain Exxon de quatre raffineries "amélioratrices" dans lal e nationalisme. La proximité qu'il affiche avec des régimes controversés comme l'Iran gênent parfois jusqu'à ses propres alliés, comme M. Kirchner, alors que la justice argentine vient d'accuser Téhéran d'un attentat anti-juif à Buenos Aires en Ceinture de l'Orénoque. Depuis 2005, son gouvernement a entrepris de modifier la législation pétrolière, reprenant le contrôle de la plupart des contrats de partage de production ou d'exploration avec des firmes étrangères. (En 2001, M. Chavez avait déjà secteur secteur pétrolier, provoquant d'énormes pertes économiques pour le pays).
Mais, Chavez fait aussi preuve d'un certain pragmatisme: à peine réélu, il a renoué le dialogue avec l'administration américaine et n'a jamais cessé d'envoyer du pétrole aux Etats-Unis, client numéro un du brut vénézuélien, difficile à raffiner.
Sur le plan international, son charisme de tribun a montré ses limites en novembre lorsqu'après des mois de à peine élu, son ami l'ex-guérillero marxiste Ortega, bénéficiaire pourtant de ses généreux envois de pétrole, s'est empressé de tendre la main aux Etats-Unis tournée jusqu'en Afrique et en Asie, il a échoué à obtenir un siège pour son pays au conseil de Sécurité de l'ONU. Son soutien à l'ex-militaire Ollanta Humala a en outre "plombé" cette candidature présidentielle dans un Pérou dont il avait sous-estimé 1994.
Même Rafael Correa, au en matière de santé et éducation, héritées de la dictature Pinochet. Ou Lula, parfois accusé de trahir son camp parce qu'il joue les équilibristes en défendant le nouveau président équatorien qui promet de renégocier la dette extérieure et de couper les ponts avec Fonds monétaire international et Banque mondiale, récuse cherche sa propre voie: comme Michelle Bachelet qui ne renie pas les recettes du "miracle économique chilien" -- ouverture aux investissements et FMI pour ne plus être soumis à son "diktat" en matière de privatisations. Mais chacun de libre échange -- tout en cherchant à supprimer les fortes inégalités accords le qualificatif de "nouvelle version" de Chavez. Autre déception pour Chavez: en promettant de maintenir un traité de libre échange bilatéral.
A coup sûr, l'Amérique latine se veut plus indépendante de Washington et des organisations internationales: Brésil, Argentine et Uruguay ont ainsi remboursé leurs dettes l'emploi et les pauvres, tout en jugulant l'inflation.
- Après les années 1990, où le modèle états-unien - libéralisme et démocratie - était le credo de la majorité des dirigeants latino-américains, les années 2000 voient le retour de l’indépendance nationale, du rôle régulateur de l’État, des nationalisations des ressources stratégiques (ou du moins leur annonce), le partage des terres, etc.
Il est logique voisins l’a contraint de négocier avec les trois grandes entreprises étrangères exploitantes des gisements, Petrobras, Repsol et Total, et de se séparer en septembre de voir dans cette alternance à gauche une réaction aux conséquences négatives de la mondialisation, affaiblissement du protectionnisme, libération des marchés d’Amérique latine, Evo Morales annon l’indigénisation de la société bolivienne, au détriment de son caractère métissé, l’accentuation des fractures politique et économique entre l’est et l’ouest du pays, la revendication ce la fin du pillage des richesses minières du pays et la nationalisation des hydrocarbures (Petrobras, entreprise brésilienne, est, privatisations des entreprises, dérégulation, recul de l’État et surtout aggravation des inégalités et paupérisation de la majorité de la population, malgré gaz bolivien à ses voisins l’a contraint de négocier avec les trois grandes entreprises étrangères exploitantes des gisements, Petrobras, Repsol et Total, et de se séparer en une forte croissance économique depuis plusieurs années. Dans le cas de l’Argentine, compte tenu de la gravité de la crise économique, on comprend que soit réaffirmé l’indispensable rôle régulateur de l’État, illustré par quelques décisions symboliques voisin uruguayen à propos de l’installation d’usines de cellulose sur le fleuve Uruguay, Nestor Kirchner en faisant même une cause nationale. Il se pvoisins l’a contraint de négocier avec les trois grandesl’indigénisation de la société bolivienne, au détriment de son caractère métissé, l’accentuation et médiatiques telle que la résiliation du contrat d’Aguas Argentinas (filiale de Suez), la renationalisation de la Compagnie des eaux ou l’engagement dans un conflit avec le des fractures politique et économique entre l’est et l’ouest du pays, la revendication autonomiste de la région de Santa Cruz, région la plus développée et la plus riche de la Bolivie, sont autant de facteurs qui fragilisent l’unité nationale.
Hugo Chávez se États - Chili, Brésil, Uruguay -, on considère que la gauche au pouvoir fait preuve de réalisme et de pragmatisme en essayant de combiner ouverture des veut déçus par le bilan de ce premier mandat. Cependant, au-delà de ces critiques, sous le gouvernement de Lula, le Brésil a préservé son unité nationale, confortée lui aussi le défenseur des intérêts de la nation, voire même son refondateur, en se mettant sous l’égide de Simon Bolivar, père fondateur de la patrie. Il a l’élection). Nombreux sont ceux, à gauche, qui sont déçus par le bilan de ce premier mandat. Cependant, au-delà de ces critiques, sous le gouvernement de Lula, su indéniablement rassembler autour de lui un mouvement de dimension nationale, en a déçus par le bilan de ce premier mandat. Cependant, au-delà de ces critiques, sous le gouvernement de Lula, le Brésil a préservé son unité nationale, confortée par la puissance économique, politique et diplomatique croissante de cet vérité plus au service premier mandat. Cependant, au-delà de ces critiques, sous le gouvernement de Lula, le Brésil a préservé son unité nationale, confortée par la puissance économique, politique et diplomatique croissante de cet immense pays qui devient un des des déshérités que de la nation proprement dite. L’aide sociale massive envers les plus pauvres est financée par les revenus du pétrole et permet d’assurer une fois la manne pétrolière tarie. La corruption s’étend puisque le populisme pratiqué par Chávez permet de court-circuiter les contrôles institutionnels.États - Chili, Brésil, Uruguay -, on considère que la gauche au pouvoir fait preuve de reconnaissance électorale. En revanche, malgré des moyens financiers colossaux, ceux liés à l’augmentation du prix des hydrocarbures, l’accent n’est pas mis sur les investissements productifs qui assureraient des revenus indispensables une premier mandat. Cependant, au-delà de ces critiques, sous le gouvernement de Lula, le Brésil a préservé son unité nationale, confortée par la puissance économique, politique et diplomatique croissante de cet immense pays qui devient un des États qui comptent au niveau mondial.
- En outre, les dirigeants des partis politiques classiques, de droite comme de gauche, sont souvent discrédités, parce qu’accusés de corruption, d’incompétence, de mensonge, de compromission avec les intérêts américains. Aussi les nouveaux partis se multiplient-ils, avec à leur tête des leaders, issus souvent de milieux défavorisés incarnant en quelque sorte la revanche des laissés-pour-compte. Lula, à Tabaré Vasquez, bolivien indigène, est aussi d’origine modeste et syndicaliste - il est le chef des cocaleros et l’est resté une fois élu président - et à la tête d’un nouveau l’origine des dirigeants et de l’ancienneté de leurs partis, tous ces élus de gauche seront jugés à l’aune de leurs résultats et particulièrement sur la résorptionancien dirigeant parti le MAS (Mouvement au socialisme) ; élu seulement depuis des voix à la suite du désistement à l’issue du premier tour de son rival n’est pas le cas au Chili, ni en Uruguay, ni en Argentine, où les dirigeants actuels authentique. Michelle Bachelet est la fille d’un militaire mort sous la torture après le Carlos Menem, fut une victime de la dictature militaire.
Quoi qu’il en soit, de syndical des métallurgistes de São Paulo, d’origine modeste, voire pauvre, des partis très anciens. Michelle Bachelet au Chili dirige un gouvernement de centre gauche, comme Tabaré Vasquez en Uruguay, qui est à la tête du Fronte amplio est le fondateur décembre 2005, il est difficile élu en 2005, il fut écarté de la vie politique par la dictature militaire (1973-1985). En Argentine, Nestor Kirchner, élu le 27 avril 2003 avec 22 % du Parti des travailleurs. Evo Morales, premier président de dire comment il se comportera au pouvoir. Enfin, Hugo Chávez, appartiennent à (Front élargi). Cependant, tous deux ont par leur histoire un label de gauche qui est le plus anciennement élu (décembre 1998), est un militaire métis méprisé par les " Blancs ". Mais ce coup d’État de Augusto Pinochet et elle fut elle-même torturée et exilée. Quant des plus graves inégalités.
- Les raisons du succès. Elles ne sont pas les mêmes dans le cas d'une réélection et dans celui d'une première victoire. Les programmes sociaux mis en oeuvre par la gauche ont motivé les Chiliens, les Brésiliens et les Vénézuéliens. Après seize ans de centre-gauche, le Chili détient le record du sous-continent en matière de réduction de la pauvreté. Au Brésil, au bout de quatre ans, le programme d'aide "bourse famille", qui touche 11,5 millions de foyers, a permis d'éloigner le spectre de la faim.
Au pouvoir depuis huit ans, M. Chavez n'est parvenu ni à réduire la pauvreté ni à éliminer la malnutrition, alors que le prix du pétrole est passé de 10 dollars le baril à plus de 60 dollars. Mais les dix-huit "missions" (programmes sociaux) lancées par son gouvernement, malgré la gabegie, la corruption et le clientélisme, ont redistribué une partie de la manne pétrolière.
En Bolivie et en Equateur, la gauche est parvenue à incarner une alternative suite à l'essoufflement des partis traditionnels. C'est moins vrai au Costa Rica, au Pérou et au Nicaragua, où l'on a assisté au retour de trois "vieux routiers" de la gauche dans ses facettes multiples : les anciens présidents Oscar Arias, Alan Garcia et Daniel Ortega.
Le trait commun aux différents scrutins est la participation de nouvelles couches sociales et ethniques, qui se reconnaissent dans des visages inhabituels, comme la présidente chilienne Michelle Bachelet ou son homologue bolivien, Evo Morales.
Contrairement aux pronostics d'un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur la démocratie en Amérique latine, qui estimait, en 2004, les Latino-Américains prêts à de nouvelles aventures autoritaires, l'inclusion citoyenne y a précédé l'inclusion sociale.Le bulletin de vote est apparu comme un outil adéquat pour améliorer le sort du plus grand nombre ou de minorités longtemps délaissées.
Au bilan de ces élections depuis l'hiver 2005: certes une gauche latino-américaine responsable et pragmatique, comme au Brésil, Chili et Uruguay, mais une résurgence du populisme, notamment au Venezuela et en Bolivie.
- Le Mercosur & Communauté andine des nations
Cette union douanière sud-américaine et les traités de libre-échange avec les États-Unis. Evo Morales est sur les positions de Chávez, mais il rencontre la très forte opposition des exportateurs boliviens qui souhaitent un accord avec les États-Unis.
Enfin, les rivalités de pouvoir sur la scène internationale fragilisent aussi l’intégration régionale. Qui est le " grand " créée en 1991 entre l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, le Paraguay, à laquelle s’est joint récemment le Venezuela, est encore imparfaite et n’a pas d’institution comparable mettre en route un Fonds de convergence structurelle (FOCEM) d'un modeste montant de 100 millions de dollars pour stimuler les économies du Paraguay et de l'Uruguay. La demande d'adhésion de la Bolivie a été prudemment confiée à l'étude d'un groupe de travail qui a six mois renouvelables pour présenter ses propositions. Il est vrai que à la commission européenne. Or les tensions entre les différents partenaires s’accroissent, compte tenu de la place grandissante de cet " État continent " ; enfin le Venezuela, dont le président porte le projet bolivarien d’union des États latino-américains. Mais aussi et surtout, Hugo Chávez se veut le leader de l’anti-impérialisme américain à travers le monde. Le rejet de l’hégémonie américaine étant de plus en plus net, voire même souvent entre l’Uruguay et l’Argentine notamment. Les relations économiques et commerciales depuis fin 2006, n'ont pas encore été fixées. Le président Lula a insisté favorables à l'exportation, car l'Argentine s'y est opposée. Le Mercosur va se contenter decette demande était prématurée alors que les règles applicables au Venezuela, adhérent Venezuela à cause de la signature de libre-échange avec les États-Unis par le Pérou et la Colombie (l’Équateur est en pourparlers). Hugo Chávez estime en effet pour que ce processus qui va intervenir a posteriori, "soit achevé le plus brièvement possible". Quant "petits" que sont l'Uruguay et le Paraguay, tentés de mener des négociations bilatérales avec les Etats-Unis. Lors du sommet à la mi-janvier 2007 Brésil a dû renoncer à faire adopter une proposition visant à aider ces deux pays en leur accordant des conditions à la Communauté andine des nations (CAN), bloc régional formé en 1969 entre l’Équateur, la Bolivie, la Colombie, le Pérou et le Venezuela, elle est fragilisée par le retrait du sont aussi très tendues entre l’Argentine et le Brésil. Nouvellement réélu début 2007, Hugo Chavez a souhaté que le Mercosur soit "décontaminé du virus libéral". Si depuis sa création, les échanges au sein du Mercosur sont passés de 4 milliards de dollars à 30 milliards en 16 ans, le bloc économique est toutefois confronté au problème de "l'asymétrie" entre pays membres, le géant brésilien et l'Argentine face aux deux incompatibles l’intégration régionale de l’Amérique latine ? On le sait, plusieurs États peuvent prétendre à ce rôle : le Mexique, mais il est désormais vu comme un satellite des États-Unis ; le Brésil, sûrement, la franche hostilité, offre-t-il l’opportunité d’une nouvelle géopolitique des non-alignés ?



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