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LE MONDE SOCIALISTE
des Démocraties populaires de l'Europe de l'Est |
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De la libération du fascisme et de l'occupation du Reich à 1968, unis derrière l'URSS menée d'une main de fer par Staline, les pays de l'Europe centrale et balkanique libérés par l'Armée Rouge en 1945 adoptent le système soviétique pour modèle politique, économique et social et deviennent par leur constitution dictée par Moscou, des Démocraties populaires.
Avec le coup de Prague en 1948 , Staline parachève la constitution de son glacis protecteur et l'URSS contrôle désormais la vie des habitants et tout le fonctionnement de leur Etat
LA FIN DES LIBERTES ( 1949 - 1953 )
LE PARTI ET LE CENTRALISME
UNE SOCIETE LEGALE OFFICIELLE
L'INTEGRATION ECONOMIQUE
LES EVOLUTIONS DES PAYS DE L'EST (56-1989 )
Fin 1958, après la normalisation à Prague, la soviétisation de l'Europe de l'Est paraît un fait irréversible. Pourtant, en quelques mois au cours de l'année 1989, tout l'édifice des Démocraties Populaires s'effondre .
LES CONTESTATIONS DU MODELE SOVIETIQUE
En Pologne , en 1956, l'influence de l'expérience Yougoslave et l'hostilité de la paysannerie poussent la population à dénoncer l'organisation stalinienne.
Le retour au pouvoir de Gomulka promettait une voie polonaise du Socialisme fait lever de grands espoirs. La libéralisation reste partielle car en Hongrie, la tentative de I. Nagy débouche sur la crise d'octobre 1956. Les chars soviétiques mettent fin à l'expérience hongroise et I. Nagy est exécuté.
En Tchécoslovaquie, en 1968, A.Dubeçk essaie de contrôler les aspirations au renouveau de la population. L'intervention des forces du Pacte de Varsovie annule projets et espoirs.
LA NECESSITE DE REFORMES
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LES CRISES INTERNES DES PC.
Depuis l'insurrection berlinoise de 1953, les partis doivent faire face à des révoltes d'ouvriers. Les pénuries, les conditions de vie médiocres alimentent ces protestations.
Pour faire face à ce mécontentement, les conservateurs s'opposent aux réformateurs sur les méthodes à suive.
Les Conservateurs tchécoslovaques, sous couvert de la normalisation, excluent 500 000 membres du Parti.
Au cours de l'été 1980, les réformateurs polonais acceptent une libéralisation en légalisant les syndicats libres comme "Solidarnosk". Les conservateurs reprennent le dessus avec la venue du général Jaruzelski qui met fin aux innovations en proclamant l' état de guerre en décembre 1981 >->§.
Ces luttes paralysantes touchent tous les partis Partis-états. Les communistes se servent de l'idée nationale pour tenter de reprendre l'initiative. Mais cela accentue les tensions dans les états possédant des minorités nationales, comme en Roumanie ou en Yougoslavie.
LE DYNAMISME DE LA SOCIETE NON OFFICIELLE.
Les sociétés des pays de l'Est se fragmentent: d'un côté, la société légale ( ceux du Parti ) ne se révèle plus capable d'initiatives pour remédier aux carences; de l'autre, se développe une société non officielle: la détermination d'intellectuels et de jeunes agissant souvent dans la clandestinité réveille la société civile.
Des circuits économiques parallèles s'organisent pour pallier les pénuries. D'autres réseaux font circuler la littérature interdite des dissidents, organisent des "forums démocratiques". La charte 77 impulsée par V. Havel pour le respect des droits de l'homme en Tchécoslovaquie se joue des tracasseries policières.
Le Vatican et les pays occidentaux soutiennent ouvertement ces mouvements qui réclament la démocratisation en politique et la libéralisation de l'économie.
Cette opposition trouve appui dans les Eglises lorsque la répression frappe les opposants. Le divorce entre la société officielle et société civile se creuse.
E/ L'EFFET GORBATCHEV ( 1985 / 1989 )
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