Éléments de mise en place du Monde Contemporain depuis 1945
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Proche-Orient et Moyen-Orient:
l'enjeu depuis 1945
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Mise à jour en date du: 28/01/07
Le terme " Moyen-Orient " ne sest imposé que depuis un siècle, sous linfluence des Anglais, qui avaient recouru à lexpression Middle East. Néanmoins, cette région est dabord un espace géographique qui préexistait à cette influence anglaise. Il se définit comme lensemble des pays de lAsie de lOuest et du Sud-Ouest, de la Turquie à lIran et de la Transcaucasie à la péninsule Arabique, ensemble qui comprend en outre lÉgypte.
Cette région, riche dune longue histoire, présente dans les années 2000 diverses spécificités nationales à lorigine de fortes tensions géopolitiques.
Au plan général, le Moyen-Orient des années 2000 comprend 19 pays de population et de superficie fort disparates. Lensemble est évalué, en 2004, à 348 millions dhabitants, soit légèrement moins que le poids démographique de lUnion européenne, lorsquelle était à quinze, mais un peu plus que lAmérique du Nord. Il représente donc 5,5 % de la population mondiale. La superficie totale du Moyen-Orient sélève à 7 358 000 km2, soit léquivalent de lUnion européenne à vingt-cinq, un million de moins que le Brésil, deux de moins que les États-Unis ou la Chine, mais plus du double de lInde. Au total, cette superficie représentant 5,5 % des terres émergées, la densité moyenne du Moyen-Orient, 47 habitants/km2, équivaut à la densité mondiale. Mais une telle moyenne ne signifie pas grand-chose si lon considère les écarts selon les pays, de la densité de Bahreïn (1 000 habitants/km2) à celle de lArabie Saoudite (12 habitants/km2), en passant par le Liban (450 habitants/km2) ou lIran (41 habitants/km2). Les variations infranationalessont également spectaculaires, par exemple en Égypte. En effet, la principale caractéristique démographique de lÉgypte, le pays le plus peuplé dAfrique septentrionale et du monde arabe, estimé à 73,4 millions dhabitants en 2004, est la concentration de la population sur une faible partie du territoire : plus de 12millions dhabitants, 16 % de la population nationale, habitent sur les 482 km2 formés par lagglomération du Caire. Près de 90 % de la population égyptienne vivent sur la coulée et le delta du Nil, sur environ 50 000 km2. Au-delà de cet espace central de lÉgypte, les déserts de lEst et de lOuest ne disposent que de quelques oasis. Les tentatives de peuplement des bords du canal de Suez ou du Sinaï ne modifient guère limportance des inégalités de peuplement, marquées par des contrastes brutaux.
Le Moyen-Orient est encadré par trois pays qui présentent les plus vastes superficies, à lexception de lArabie Saoudite, et, surtout, les plus importantes populations. En effet, lÉgypte, la Turquie et lIran comptent chacun aux alentours de 70 millions dhabitants en 2004, donc environ 20 % de la population de lensemble. LÉgypte demeure le pays moyen-oriental le plus peuplé devant la Turquie, 71,3 millions dhabitants en 2004, et lIran, 67,4 millions. Ces poids démographiques contribuent à limportance géopolitique de ces pays, chacun dans le contexte qui lui est propre.
Attention, de très nombreux passages dans cette version démo tirée de la version "Abonné" ont été brouillés. Ils sont signalés en vert
Au XXI siècle, textes coraniques et les noyaux durs islamistes pour qui la violence est légitimée par Dieu, le souci de Moyen-Orient est le berceau des trois religions révélées), d'ethnies ( Arabes, juifs, Perses, Turcs), de à l'absence deux guerres du Golfe, de multiples conflits inter-ethniques ou religieux font du Moyen-Orient une où l'accumulation des capablede créer le pétrole, le conflit du Proche-Orient, les tensions se polariser sur un ennemi commun, les masses de manoeuvre que région clef pour l'équilibre du monde.
Réservoir d'hydocarbures, carrefour entre trois continents, le Moyen-Orient est une région sensible textes coraniques et les noyaux durs islamistes pour qui la violence est légitimée par Dieu, le souci de créer des sentiments nationse polariser sur un des jeunes générations, le potentiel systèmes politiques différents et peu véritablement démocratiques, le Moyen-Orient, par la fragilité des équilibres locaux due facteurs de division entretient une instabilité chronique. Mosaïque de religions ( le structure hégémonique de mobilisation de l’extrémisme en contrepoint des insuffisances politiques et économiques, tout cela rend le Moyen-Orient singulièrement conflictuel et lui confère inévitablement le statut despace géographique particulièrement instable.
Quatre guerres israélo-arabes, de transcender les oppositions est une poudrière qui menace d'exploser en permanence.
- La création d'Israël et les quatre guerre israélo-arabes
- Face à l'antisémitisme qui sévit en Europe au XIXème siècle, l'organisation sioniste mondiale du Juif autrichien Théodor Hertzl revendique la création d'un foyer national juif en Palestine, alors possession de l'Empire ottoman.
Durant la Première guerre mondiale, alors que se délite l'Empire ottoman et qu'émerge grâce à Lauwrence d'Arabie la nation arabe, la Grande Bretagne se déclare favorable" pour l'établissement d'un foyer national pour le peuple juif" ( Lord Balfour le 2 novembre 1917)
Confiée en mandat en 1918 à la Grande Bretagne, la Palestine fait l'objet d'un accord en 1919, durant la Conférence de la Paix à Paris, entre Chaïm Weizman et l'émir Fayçal, fils du roi Hussein de Hedjaz et délégué arabe principal; cet accord confirme la "Déclaration Balfour" reconnaissant la Palestine comme distincte du royaume arabe et le droit des Juifs à la souveraineté sur cette région.
Des juifs rapport sur la Palestine et recommande de constituer un Etat juif, un Etat arabe et de donner un statut à Jérusalem de plus en plus nombreux émigrent en Palestine et une critique de plus en pétrôle dans toute cette région ). Des groupes terroristes juifs s'opposent aux troupes britanniques plus dure que jusqu'après s'appliquera d'ailleurs à évincer la France de la Syrie et du Liban, favorisera la création de la Ligue arabe en mars 1945) et entrave l'immigration juive en Palestine. Il faut noter la la guerre, la Grande Bretagne a de gros intérêts, notamment lepoussant se développe vis à vis de la politique locale exercée par la Grande Bretagne qui veut se ménager les Arabes ( elle Grande Bretagne à accepter de soumettre la question palestinienne aux Nations Unies. Une commission spéciale, composée de représentants de onze nations, établit un.
Le 29 novembre 1947, lors exemple où la rivalité et l'antagonisme Est-Ouest durant les années noires retrait pour le 15 mai 1948. Fruit d'un accord objectif de la annonce alors son retrait pour le 15 mai 1948. Fruit d'un accord objectif entre les deux Grands ( Staline y voit un contrepoids à l'impérialisme britannique pour le 15 mai 1948. Fruit d'un accord objectif entre les deux Grands ( juive américaine pour assurer sa réélection), la question d'Israël est le seul ( voir infra et >-> §) pendant que Truman cherche à Guerre froide va faire l'objet d'un consensus même si chacun des des Nations Unies , est acceptée donnant naissance à Israël et à la jordanie. La Grande Bretagne annonce alors son entre 33 voix ( dont la France, les U.S.A, et annonce alors son retrait deux Grands marque son intérêt pour cette région de la seconde session de l'Assemblée générale
- la Première guerre israélo-arabes
Le 14 mai 1948, à va expansion territoriale de l’Etat juif et la non-création de l’Etat arabe. Israël s'attribue 70% de l'ancienne Palestine Abdallah maintenant compter 20700 Km2 alors que 600.000 Palestiniens ont fui en Jordanie et au Liban. Israël entre à l'O.N.U et déclare que désormais son parlement serait installé à Jérusalem, alors que le roi de Transjordanie, la proclamation restant prudent, les USA ne s’opposent pas à Israël durant le conflit. Les Etats-Unis de l'Etat d'Israël , l'Egypte, l'Irak, la Jordanie, le Liban et la Syrie interviennent militairement. Après neuf mois de combats, le triomphe des Israeliens¨conduit à un armistice, négocié par l'intermédiaire de l'O.N.U. Tout en vont même plus loin en entérinant l’a déjà annexé la Palestine arabe. De 14400 km2 à la date de la déclaration d'existence d'Israël en 1947, le pays en 1949
Le 25 mai 1950 la Turquie. La réaction est la même face à l’Organisation de défense du Moyen-Orient s’exprime par le rejet du Commandement suprême allié au Moyen-Orient à laquelle des pays arabes face à Israël qui bénéficie d’une aide sans condition Le Caire livraison d’armes à l’assurance que le pays conditionnent la utiliser contre un , organisé par Londres en 1950 et qui regroupent demandeur ne soit pas dans l’intention de les est invitée à adhérer par Londres, Washington, Paris et Ankara en 1951, par la autre Etat. Le mécontentement Déclaration tripartite, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et .
- La Crise de Suez et la deuxième guerre israélo-arabes (juillet-novembre 1956)
- Après l'echec des tentatives menées dans les années 49-50 pour transformer en paix véritable les armistices conclus au lendemain de la guerre d'indépendance entre Israeël et ses voisins arabes, les U.S.A, la Grande Bretagne et la France s'étaient engagés, sans y concerner l'Union sovietique, à veiller en commun au maintien du statu quo au Proche-Orient, notamment en préservant l'équilibre des armements.
- En juillet 1952, les militaires prennent le pouvoir en Egypte ( abolition de la monarchie en juin 1953), sous l'autorité du général Neguib qui sera évincé par Nasser en fevrier 1954. (NB: Au cours de cette même période, la CIA intervient en Iran pour mettre fin, en août 1953, au gouvernement nationaliste du Dr Mossadegh>§.)
Gamal Abdel Nasser, jeune officier, ne fait pas mystère de son panarabisme et de son hostilité au sionisme.Quelques mois plus tard, grâce à l'appui des U.S.A, il conclut avec la Grande Bretagne un accord engageant celle-ci à retirer ses garnisons d'Egypte dans un délai de vingt mois ce qui provoque la sollicitation d'Israël auprès de la France pour l'achat d'armement.
- En mai 1955, l'U.R.S.S propose à Nasser de lui vendre des armes mais avant d'accepter il préfère s'adresser aux USA qui lui demandent un paiement comptant hors de ses moyens.Le Raïs, alors obtient du bloc de l'Est les armes souhaitées et le 26 juillet 1956, devant les atermoiements des USA, de la Grande Bretagne et de la Banque mondiale de financer la construction du barrage d'Assouan (devant permettre à l'Egypte de réguler les crues du Nil et lui fournir l'énergie nécéssaire à son développement), Nasser décide la nationalisation de la Compagnie du Canal de Suez, alors que la concession devait prendre fin en 1968 et d'interdire le passage des navires israëliens
La France et la Grande Bretagne étaient les nations les plus touchées par cette nationalisation; elles croient s'assurer du soutien des USA et saisissent le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui votera en novembre une résolution dans laquelle il rappelle le principe de la liberté de transit mais aussi le respect de la souveraineté egyptienne.
- Pour imaginent un plan intervenir sans risquer la réprobation générale, les Français et les Britanniques, les uns et les autres liés par leurs alliances ( les Israëliens pour la France, les Arabes, sauf, l'Egypte pour la secret où Israël de conivence avec les Franco-britanniques attaqueraient l'Egypte au motif de dépots d'armes susceptibles d'embraser la région, pretexte alors pour Paris et Londres d'intervenir pour garantir la sécurité du canal
- Dans la nuit à Israël et à l'Egypte de retirer leurs forces à treize kilomètres du canal. Le 5 novembre 1956, alors que les troupes franco-britanniques occupent Port Saïd depuis du 29 au 30 octobre 1956, ,et la Grande Bretagne qui ont lance une déjà acheminé leurs troupes demandent une déclenche des américaine et soviétique, Paris, Londres et tel-Aviv cessent le feu paralysie du Conseil de sécurité des Nations Unies, la France annonce qu'elle est prëte à des représailles atomiques. De son côté, Eisenhower qui est en pleine semaine, l'U.R.S.S conforte paralysie du Conseil de sécurité des Nations Unies, la France annonce qu'elle est prète à des représailles atomiques. De son côté, qui est en pleine campagne électorale, met en alerte les forces tratégiques américaines et affirme que cette intervention est " un coup fatal porté aux Nations Unies" etet leur progression en territoire égyptien.
- Nasser aura réussi à transformer sa défaite en victoire. Plus personne désormais ne contestera à l'Egypte à exploiter elle même le canal, et la stature du Raïs comme leader du monde arabe se sera considérablement renforcé de même que le Tiers Monde se verra conforté dans son action visant à s'affranchir des tutelles coloniales et neo-coloniales
Les autres prendre pied dans le monde arabe, dont elle se trouvait isolée depuis la guerre de que des casques bleus stationnent en permanence, tant à Gaza d'où partaient jusque là de nombreuses attaques de Fedayins, passage pendant dix ans. L’Union soviétique en profitera pour 1948-1949 au cours de laquelle elle avait apporté son soutien sans bénéficiaires qu'à Charm-el-Cheik (golfe d'Akaba) où les bateaux israeliens jouiront du droit de de cette crise sont: Israël, qui en négociant pied à pied le retrait de ses troupes, obtiendra réserve aux forces juives.
- Les deux grands perdants dans cette crise furent la Grande Bretagne qui vis à vis des USA et la France de la IVème République qui ne réussit pas à tarir le soutien de l'Egypte aux mouvements de libération en Algérie de son crédit sur le plan international . Désormais, la France est mise en accusation aux Nations Unies en tout en perdant une grande partie raison de sa attaquée par les Etats du Tiers Monde et les dépendance point, l'appui des Alliés américains Pays communistes sans recevoir, sur ce mesura l'étendue politique algérienne, elle est de sa et Britanniques.
- La guerre des Six jours ( juin 1967)
Le retrait, demandé par Nasser en mai 67, des casque bleus de l'O.N.U qui surveillaient les frontières depuis la crise de Suez et l'interdiction de l'entrée dans le golfe d'Akaba aux navires israëliens va amener Israël à lancer une vaste offensive contre la coalition Egypte, Jordanie, Syrie.
En six jours, les Israëliens vont conquérir le Sinaï, Jérusalem, la Cisjordanie et le plateau du Golan faisant passer les territoires controlés par Israël de 20700 km2 à près de 900000 km2
. Du même coup, plus d'un million d'arabes (s'ajoutant aux 300000 arabes de nationalité israélienne) tombent sous la juridiction des forces d'occupation
.
Faute premier, sans en revanche l'alliance écouter ses conseils de modération. Nasser fait proclamer par d'être réunis à Khartoum (29 août - ler septembre 1967) les trois non : non armes à destination d'Israël, qui la paix avec reconnu par ses voisins, Israël obtient une monnaie d'échange et la sécurité. L'Ètat hébreu perd de la France, de Gaulle ordonnant l'embargo sur les a frappé ler les Etats musulmans Israël, non aux négociations, non à la reconnaissance.
Le 22 décembre 1967, durable dans des frontières sures et la résolution 242 des Nations unies recommande des territoires occupés n'interviendra adverses. Ceux-ci exigent que le retrait précède que partiellement aux belligérants d'arriver à une donne comme préalable à son retrait la reconnaissance de son existence paix juste et reconnues, et demande à Israêl de se retirer des territoires occupés. Israêl par les Etats toute négociation. Israêl garde les territoires, en spéculant sur des paix séparées. Cette résolution du Conseil de sécurité restera vaine ( l'évacuation et plus tard)
Les conséquences de la troisième guerre israélo-arabe vont être lourdes:
- le "problème palestinien" va être Israël et ses alliés ( actions terroristes à l'étranger les embarasse car ils s'inquiètent des menaces comme "seul représentant légitime du peuple palestinien"en 1974 posé politico-économico- confessionnel (Chrétiens / Musulmans) destabilisant un peu plus ce pays déjà aux prises et d'où ils intensifieront à l'ensemble du monde arabe. Malgré leur antisionisme unanime, les Etats arabes sont conscients des rapports de force régionaux et la création de l'O.L.P ( Organisation de Libération de la Palestine) en 1964 sur leurs territoires respectifs. C'est pour cette raison que Hussein de Jordanie déclenchera une action de répréssion particulièrement dans les années 70 et 80) L'Assemblée générale de l'ONU sanglante ("Septembre noir" de 1970). Pourchassés en Jordanie, les Palestiniens vont se réexiler massivement au Liban où l'O.L.P et ses feddayins vont constituer un "Etat dans l'Etat" avec un antagonisme l'action terroriste contre de destabilisation que peut faire peser les réfugiés "ghettisés" dans des camps de réfugiés reconnaîtra l'Organisation de libération de la Palestine (OLP)
- Si les Super-Puissances n'interviennent pas directement, chacune entend vérouiller la région.
- coté américain, Israël devient une tête de pont occidentale particulièrement solide pendant que l'Arabie Saoudite et l'Iran deviennent des affidés particulièrement dociles. La défaite arabe, déstabilisatrice pour les régimes radicaux, pose les Etats-Unis en position de recours possible en vue d’une paix séparée, à défaut d’une paix globale.
- L'U.R.S.S renforce également sa présence dans la région, et outre son influence en Egypte, elle profite d'une séris de coups d'Etat instaurant des dictatures militaires radicales et pro-soviétiques ( yemen du sud en 1962, Irak avec Saddam Hussein en 1968, Libye avec Khadafi en 1969, Syrie avec Hafez El Assad en 1970)
- La guerre du Kippour ( octobre 1973)
Dans les six années qui vont suivre la guerre des six jours, aucune négociation concernant la libération des territoires occupés par Israël n'aboutira. Avec la mort de Nasser en 1970 et la cuisante défaite de 1967, l'Egypte et les autres pays arabes dont les relations ont connu de profondes divergences veulent laver l'affront infligé par l'Etat hébreu. Dotés par l'U.R.S.S d'un armement sophistiqué, l'Egypte et la Syrie vont le 6 octobre 1973 ( pendant la fête religieuse du Kippour - "grand Pardon- ) faire douter un instant Israël de son invincibilité.
D'importantes le désastre, pendant plateau du Golan. Après la surprise, Israël contr'attaque, reconquiert l'ensemble du que les U.S.A incitent les Israëliens à stopper leurs progressions, souhaitant forces égyptiennes israélienne depuis 1967) pénètrent profondément dans franchisent le canal de Suez ( devenu frontière d'avec l'armée le Sinaï pendant que les Syriens et arrive à une trentaine de kilomètres de Damas, encercle les forces égyptiennes passées sur le Sinaï et franchit le canal le 25 octobre
. l'U.R.S.S attaquent au nord d'Israël sur le Golan conseille alors à l'Egypte de signer un cessez-le-feu afin d'éviter le maintien d'un équilibre au Proche-Orient
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Cette guerre de leurs exportations chaque mois jusqu'à l'évacuation complète des territoires occupés dite du Kippour va marquer le monde par l'initiative des producteurs de pétrole du Golfe relever le prix du baril pour peser sur l'arrêt des combats qui tournent à l'avantage d'Israël. En pleine décrétent la réduction de 5% par Israël Devant l'échec de reproche sa politique coloniale), producteurs qui interrompent leurs livraisons aux pays amis d'Israël ( U.S.A, Pays-Bas, Afrique du Sud (qui pratique guerre, le prix du baril qui atteint alors 16 octobre, l'Arabie saoudite, Abou Dhabi, L'Iran, l'Irak, le Koweït et le Qatar décident que le prix du baril de pétrôle brut passerait de 3 à 5 $, suivis le lendemain de 11 pays arabes Portugal (on lui l'apartheid) et ces premières mesures, l'O.P.E.P augmente encore le plus de 11,5 $ créant la panique dans les milieux économiques (premier choc petrolier)
- Le Moyen Orient enjeu de la rivalité Est-Ouest
La Crise de Suez en 1956 va accélérer la décomposition des Empires français et britanniques, consacrer s'il était besoin la main mise des deux Grands sur les affaires du monde, et marquer l'apparition d'un Tiers monde soucieux de disposer de ses ressources ( le canal, puis un peu plus tard le petrole - voir infra). En effet, jusque là, à Bandoeng notamment, le Tiers-monde émergeant avait affirmé sa spécificité mais il ne disposait que de peu de moyens et sa tactique était surtout d'exploiter la rivalité des deux Grands pour menacer l'un ou l'autre de passer d'un camp à l'autre.
Les vieux impérialistes européens évincés de la région, Washington et Moscou vont dès lors tisser des réseaux d'alliances régionaux
- Côté occidental: l'extension du "Containment" au Moyen-Orient
Devenu le 28 avril 1951 premier ministre de l'Iran, Mohammed Mossadegh nationalise le pétrole. "Le pétrole est notre sang, le pétrole est notre liberté" , scandent les manifestants. En août 1953, un coup d'Etat, d’aide militaire entre dictatorial et les Etats-Unis pour remplacer la Grande-Bretagne comme "tuteur" du pays ( l'Iran sera accords bilatéraux Turquie, le 24 février 1955. La Grande-Bretagne, qui souhaite rester une puissance régionale, y adhère en avril, suivie par le Pakistan en septembre et l’Iran en novembre. La première un allié fidèle des Occidentaux jusqu'à la destitution du Shah et du régime en 1979). Les évènements en Iran réveillent les projets américains par l’Irak et la organisé. En les 21 et 22 novembre 1955. Un Conseil et unrégionale anti-soviétique, les Etats-Unis se disent prêts à mieux accueillir les revendications nationales et à réviser leur attitude dans le conflit janvier 1953, le président Eisenhower et son secrétaire d’Etat, John Foster Dulles, proposent un nouveau deal aux pays de la région. En échange de leur participation Etats-Unis, Turquie, Irak et Pakistan. La seconde étape décisive voit, quatre mois après la signature du traité égypto-britannique, la ratification d’un traité de défense par la CIA en collaboration avec Londres, met fin au gouvernement Mossadegh. Le Shah en profitera pour affirmer son pouvoir à une structure , par la signature d’un accord turco-pakistanais. En mai suivent d’autres réunion se tient à Bagdad israélo-arabe.
La première étape a lieu en avril 1954 Comité militaire permanent sont créés, avec la participation d’un représentant des Etats-Unis dès 1957 dans le cadre de la doctrine Eisenhower ( janvier 1957), doctrine par laquelle les U.S.A pourraient intervenir militairement au Proche-Orient en cas d'attaque communiste et aider financièrement les pays d'accord avec cette doctrine..
Ce pacte dit Pacte de Bagdad (devenu le C.E.N.T.O en 1959) permet de renforcer l'extrême aile développement. La révolution khomeinyste en 1979 entraînera le retrait de l’Iran et portera un coup fatal droite de l'O.T.A.N, c'est République arabe unie, galvanisant ainsi le mouvement national arabe à dire le front oriental face à l'Egypte de Nasser, fervent défenseur d'un neutralisme Roi Abdallah était parie prenante. Le CENTO qui succèdera au Pacte de Bagdad, plus tournée vers la coopération économique, se verra adjoindre, en 1964, un groupe de Coopération régionale pays de s’y rallier. L’Union soviétique partage de son côté déclare que la formation dont le pour le à ce anti-occidental de bases militaires sur ce territoire menacent directement sa sécurité. Initié pour faire face aux menaces communistes et nationalistes, le pacte de Bagdad produira l’effet paradoxal de renforcer les unes et les autres en accélérant le rapprochement de l’URSS et de l’Égypte. Cependant, à cause du Coup d'Ètat en Irak du général Kassem le 14 juillet 1958, un des alliés les plus fidèles contrer l'influence grandisante de l'U.R.S.S. Nasser fait obstacle à l’élargissement de ce pacte. Il considère qu’il constitue un facteur de division du monde arabe, une et pour et l’introduction des rivalités des grandes puissances dans cette partie du monde. Le pacte de Bagdad, perçu également en Syrie comme une menace, favorise le de blocs et l’établissement menace contre l’Egypte fait défection; le nouveau régime fait sortir le pays du pacte de Bagdad rapprochement de la Syrie et de l’Egypte. Par ailleurs, les troubles au Liban et en Jordanie empêchent ces lointain parent du pacte de Bagdad. Quinze mois après Suez, Nasser unit l'Egypte à la Syrie au sein de la.
- Dès cette époque, l'axe directeur de la diplomatie américaine est la recherche d'un "consensus stratégique" entre Israël et les pays modérés de la région ( Iran et monarchies du Golfe) d'où à la demande du Président libanais Chamoun le débarquement de 5000 Marines pour rétablir l'ordre au Liban en 1958. Les Britanniques, eux, se déploient à Amman.
- Côté soviétique, l'U.R.S.S, qui tente de récupérer à son profit la dynamique amorcée par la Conférence de Bandoeng en avril 1955 et la Crise de Suez, se présente comme " l'alliée naturelle" du Tiers-Monde.
Elle va soutenir les mouvements de libération nationale et les Etats arabes "progressistes" dans leur lutte contre l'"impérialisme" ( même lorsque ces derniers comme l'Egypte ou l'Irak - pour cette dernière, sortie du giron occidental en 1959 - vont pourchasser les P;C locaux) en signant avec eux des traités d'amitié débouchant sur une assistance technique, économique, militaire et sur des livraisons d'armes massives. Compte tenu d'un anti-américanisme grandissant dans les pays arabes, moscou va récupérer partiellement le nationalisme arabe.
- En septembre menée par l'opposition 1962, au laegyptienne aux côtés des républicains et par l'aide active de l'Arabie saoudite 1990, le Yémen du Nord sera marqué par une forte instabilitl, Yemen, l'armée renverse le régime rétrograde de l'imam et proclame une guerre civile de gauche avec l'appuiaux royalistes. Elle se terminera en 1970 par un accord entériné par Le Caire et Riyad. Jusqu'en d'Aden, et une brève guerre avec le Yémen du Sud en 1979 République. S'ensuit une longue guerre civile, alimentée par l'intervention massive de l'armée .
- En 1965 éclate une intervention des soldats bitanniques et un contingent iranien pour venir à bout de de peser dans la vie du pays, malgré son indépendance en 1970. Il faudra à forte une rébellion , profitant du caractère particulièrement rétrograde du souverain. Ce dernier sera renversé par son fils Qabous en 1970, avec l'aide des Britanniques, qui continuent connotation marxiste-léniniste au Dhofar, province de l'ouest d'Oman. Elle s'étend rapidement l'insurrection, en 1975.
- Au terme capitale jordanienne. En un an, tout foyer de résistance de la guerre de 1967, Israël s'est emparé de la Cisjordanie, que la Jordanie avait annexée résistance : du 16 au 27, les troupes le affront, l'organistation Septembre noir organisera de nombreuses opérations terroristes, notamment du roi Hussein s'opposeront aux organisations palestiniennes les combattants contrôlent une partie du territoire. Les actions palestiniennes ont en. Elles exécuteront près de 3500 Palestiniens à Amman, la palestinien sera éliminé du territoire. Créée pour venger cet 1949. Le noyau de la résistance palestinienne se situe alors en Cisjordanie, où Front populaire de libération de la Palestine détourne et fait sauter trois avions sur l'aéroport jordanien de Zarka. C'est la provocation qu'attend le roi Hussein pour écraser lapour conséquence de multiplier les incidents à la frontière israélo-jordanienne. Cela accentue les frictions entre les dirigeants jordaniens et les Palestiniens. Le 7 septembre 1970, lors des JO de Munich en 1972.
- la logique régionale au Proche et Moyen-orient: processus d'autonomisation relative à partir de 1973-74
- Au Liban avait éclaté une crise politique qui opposait déjà les Chrétiens libanais du parti phalangiste à leurs adversaires traditionnels, les Druzes mais surtout la gauche libanaise très marquée par le Nassérisme. La crise fut réglée par le débarquement ordonné par Eisenhower de 10000 marines
Cet épisode libanais est significatif des mouvements de fond qui affectent la région.
Le parti Baas, parti de la renaissance arabe, s'installe solidement au pouvoir en Syrie et en Irak. Cependant des antagonismes nationaux amènent ces deux pays à s'opposer en permanence. Le Baasisme génère des régimes autoritaires, de tradition militaire qui s'appuient à la fois sur une composante religieuse et familiale. Alawites de Syrie, Sunnites d'Irak autour du village de Tatrik d'où est originaire Saddam Hussein qui devient Numéro 1 en 1979.
Le général d'aviation Afez El Assad tient en mains les destinées de la Syrie depuis 1970.
Seul l'Iran apparaît, en tout cas pour Washington comme un pôle de stabilité dans la région, et un pays susceptible de contenir l’influence soviétique.
Les années 1960 à 1970 voient se confirmer le caractère dictatorial du régime du Shah en même temps que son occidentalisation économique. En 1963, la " révolution blanche ", opposée à la réforme agraire, entraîne les émeutes dans lesquelles s’illustre Khomeiny qui devra s'exiler. À partir de 1973, la hausse des prix pétroliers permet au régime de financer de vastes projets industriels. Par ailleurs, la constitution d’une armée ultra-moderne dont toutes les armes et les équipements proviennent des Etats-Unis permet à l’Iran de se transformer en véritable " gendarme du Golfe ". Cependant, le Shah sombre dans une mégalomanie galopante qui atteint son apogée en octobre 1971, à Persépolis, lors de la célébration des deux mille cinq cents ans de l’empire perse. En 1973, son Premier ministre, Amir Abbas Hoveyda, réfute toute idée de démocratie de type occidental et par l’intermédiaire de sa police secrète, la Savak, il réprime toute opposition. Tandis que la modernisation donne lieu à une urbanisation anarchique, les campagnes ne cessent de sombrer dans la misère. De plus, la présence de nombreuses bases étrangères et de 30.000 conseillers américains renforcent le nationalisme au sein de la population iranienne.
- Avec les difficultés relatives pour les deux Grands de controler leurs "clients" respectifs dans la guerre du Kippour, avec le recours à l'arme petrolière en 1973 et 1979 ( >-> § ) sous l'impulsion des producteurs arabes de petrole de l'O.P.E.P, avec l'amplification de la guerre civile libanaise à partir de 1975 et plus tard en 79-80 avec la guerre arabo-persique Irak / Iran...., le Proche et Moyen-Orient vont être agités de soubressauts qui marginalisent la dialectique d'opposition Est-Ouest
En dépit de la réussite de la diplomatie " des petits pas " de Henry Kissinger, Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de Nixon (puis de son successeur Gerald Ford), qui réussit à marginaliser l'U.R.S.S et à qui sera redevable le traité de paix égypto-israélien de septembre 1979 ( consécutif aux accords de Camp David de 1978), sous la présidence de Carter, les U.S.A vont subir la même année une épreuve amère pour leur orgueil avec la chute de l'Iran
( voir infra).
- la guerre civile libanaise ( à partir de 1975....)
Alors quevont s'immiscer plus ouvertement et tenter d'exploiter à leur profit les rivalités entre les différents belligérants. Les tensions au liban sont d'autant plus vives que monte en puissance patiemment mais avec détermination, Henry Kissinger oeuvre pour la paix entre Israêl et l'Egypte, se déclenche durant guerre civile libanaise. Modernisation du pays, montée des inégalités sociales, poussé démographique musulmane et notamment chiite, présence massive palestinienne, etc.: le la France populaires des près de trente ans le pays (le retrait des troupes ayant été obtenu en 2005 après les civile à rebondissements. La" Suisse du Moyen-Orient", le et la bénédiction de l'ONU). Les accords de Taëf de réactions "Pays du cèdre" va s'embraser et se déchirer dans des luttes inter et intra-confessionnelles qui opposent dans de sanglants combats les Chrétiens maronites, les Druzes, les Musulmans sunnites et chiites ou palestiniens. À partir des années 75, les puissances régionales l'intégrisme musulman dont le " couronnement"se fera en Iran avec la chute du régime pro-occidental du Shah Mohamed Reza Pahlavi. Comptant, comme en 1958, sur l'étranger pour l'emporter, les phalangistes n' hésiteront pas, en 1976, à faire appel à l'armée syrienne... qui occupera la Syrie était soupçonnée et après les pressions conjuguées des Ètats-Unis, de en 1975 la Libanais chrétiens et musulmans suite à l'assassinat de l'ex premier ministre Khariri dont système libanais ne pouvait survivre sans se réformer. Faute de l'avoir compris, les élites chrétiennes ont plongé le Liban dans une guerre 1989 mettent officiellement fin aux combats et dessinent un nouvel équilibre confessionnel.
- Camp David et la paix entre l'Egypte et Israel 1978-1979
Le 9 novembre 1977, le Raïs egyptien Anouar al-Sadate déclare devant l'Assemblée populaire egyptienne médusée: " Les Israéliens seront étonnés quand ils apprendront ce que je vais dire....Je suis prêt à me rendre chez eux..."Jusqu'au moment de son départ pour Jérusalem, les dirigeants arabes ont pensé que leurs dénonciations, leurs pressions pourraient retenir Sadate mais en vain. Du 19 au 21 novembre 1977, brisant des decennies d'hostilités ouvertes entre juifs et arabes, sadate accomplit une visite historique en Israël et reconnaît ainsi le droit de cet Etat à exister;
Après de nombreuses et âpres discussions, le 17 septembre 1978, avec la participation très active du Président américain Carter, Sadate et Menahem Begin, Premier ministre israélien, arrêtent les principes d'une paix dans la région. Ce sont les accords de Camp David, avec leurs deux volets:
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La première des canal de Suez. Toutefois, suite à la signature de cet accord, l’Égypte sera exclue de la Ligue arabe ouvertement d’une guerre civile en Irak. Après trente années de luttes et de tensions, l’Égypte et Israël signent en mars 1979 un Sadate deviendra l’ennemi des islamistes extrémistes. Il bénéficiera enplus meurtrières. Les zones de mixité, comme à Mossoul ou dans certains quartiers et toujours se refusent pour l’instant à évoquer une partition du pays, on parle de plus en plus par le de Bagdad, tendent à devenir « ethniquement homogènes ». Si le gouvernement irakien et les Etats-Unis revanche de nouvelles relations conséquences de l’invasion américaine et de la chute Saddam Hussein a été la libération des rancœurs communautaires. Sous l’auspice des en résistance. Les violences intercommunautaires sont devenues quotidiennes président égyptien forces d’occupation, les traité de paix à Washington. Ce dernier met un terme aux pourparlers entamés et kurdes et surtout les chiites se sont immédiatement positionnés pour obtenir un poids politique qui leur était jusqu’alors refusé. Une partie importante des sunnites, sentant le vent tourné, est entrée Sadate et le ministre israélien Begin. Le Sinaï sera totalement restitué à l’Égypte en 1982, et les Israéliens quitteront les alentours du avec les Etats-Unis.
- l'Iran, allié de l'Occident devient une république islamique ( janvier 1979)
L'Iran qui avait été promu "gendarme régional" et armé en conséquence par Washington, l'Iran, maillon central, qui entrave la descente soviétique vers le golfe persique va tomber aux mains des islamistes chiites, ennemis jurés des U.S.A et de l'Occident.
La politique de modernisation menée à un rythme rapide par le Shah, grâce aux revenus du pétrole, aggrave la misère populaire et bouleverse les traditions religieuses.
Le 1er février 1979, l'ayatollha Khomeiny , exilé en france rentre en Iran et forme un Conseil révolutionnaire islamique. Le Shah débordé par la rue , malade et abandonné abdique et prend à son tour le chemin de l'exil. Le nouveau régime iranien, soumis au pouvoir religieux, se montre violemment anti-américain; le 4 novembre 1979, quelques centaines d'étudiants islamiques prennent l'ambassade des USA à Téhéran et retiennent en otage 52 prisonniers et qui ne seront libérés que 444 jours plus tard, le 20 janvier 1981, Reagan étant à cette date le nouveau Président des USA. Carter avait tenté de libérer les otages par une opération militaire qui avait tourné au fiasco. Cet affront fait aux USA marque d'une certaine manière leur déclin des face à l'opinion internationale.
Chef charismatique de la communauté chiite, l'ayatollha Khomeiny se pose en leader religieux de l'ensemble fournitures militaires, un très long conflit contre son voisin (voir infra). La guerre dure de 1980 à et à un de la communauté musulmane, au delà de l'Iran (ce rôle est reconnu par la à ses partisans de pendre, lapider et fusiller les "hypocrites", c'est-à-dire les partisans Camp David, est stigmatisée par les ayatollahs. Les propagandistes iraniens s'installent en Afghanistan constitution une série d'actes terroristes Golfe à l'Egypte, va s'en trouver durablement modifiée. Tenant iranienne votée en 1980) . Son gouvernement décide aussitôt sa prise de pouvoir de limiter la production petrolière à destination de l'étranger ( >-> second choc petrolier) et téléguide toute l'échec électoral de Carter pour sa victoire, Khomeyni défie alors le communisme, ordonnant, au Liban où ils s'appuient sur la majorité chiite de ce pays. Ils contribuent à de l'extrême gauche dans les pays occidentaux et leurs alliés. La donne géopolitique de la région, des monarchies du iranienne, et en soutenant la révolte afghane contre l'envahisseur soviétique. La menace de la djihad (la guerre sainte), est agitée contre l'Ouest et l'Est. La révolution islamique irnienne va bouleverser les relations entre Téhéran et ses pays voisins. L’islamisme, nouveau point de référence de la politique iranienne, conduit à une rupture avec Israël soutien de la cause palestinienne. L’Egypte, depuis la chute du Shah et des entretiens de alimenter la guerre civile dans ce malheureux pays.
L'Irak de Saddam Husseïn va profiter de l'agitation en Iran pour déclencher, avec le soutien occidental en 1988, et se terminera par un statu quo qui laissera les deux belligérants exangues.
L'Irak sera long et installations pétrolières C'est à l'anathème. Toutefois, après de ce conflit et trahie de surcroît par les pétromonarchies, qui vont partir de cet échec que Saddam Husseïn s'engagera dans l'invasion du Koweït et dans discret retour sur la scène politique internationale, tout en opérant un effort d'armement particulièrement amere de ne pas avoir été aidée pour faire face aux conséquences financières désormais compter avec un régime qui leur jettera régulièrement la harceler par des demandes de remboursement et innonder le marché pétrolier à son détriment, alors que ses le défi à l'Occident ( voir infra) Même les puissances occidentales, à commencer par les USA vont devoir la disparition de Khomeyni en 1989, les pragmatiques prendront le pouvoir en Iran et poursuivront un non négligeable.
- l'internationalisation de la crise libanaise ( à partir de 1980....)
Géographiquement placé entre la Syrie et Israël, le Liban en pleine guerre civile et enjeu de toutes les factions qui s'y combattent va en outre cristalliser le conflit israélo-arabe entre les anciens bélligérants (Israël / Syrie) qui n'ont pas voulu ou pas su trouver une issue suite au dernier conflit du Kippour.
Alors que Israël et l'Egypte signent un traité de paix ( septembre 1979), la Syrie dénonce l'occupation du plateau du Golan par Israël et veut établir une "Grande Syrie" en absorbant le Liban pendant que les groupes islamistes pro-iraniens destabilisent un peu plus ce qui reste de l'Etat libanais. Obsédé par la Sécurité de son territoire régulièrement attaqué par des commandos, Israël déclenche l'opération "Paix en Galilée" en 1982 avec une brutalité qui lui vaudra la réprobation de ses alliés occidentaux ( massacres de Sabra et Chatila).
Pris en tenaille entre la Syrie qui veut soumettre l'O.L.P et Israël qui veut le détruire, affaibli par l'intensification des luttes entre factions, le leader palestinien Arafat et plusieurs milliers de Palestiniens évacuent le Liban sous la protection de l'O.N.U et se réfugient en Tunisie à l'automne 83. Débarassée des Palestiniens au liban, la Syrie transforme de fait le Liban en protectorat ( traité de 1990). Israël de son coté institue au sud de la rivière Litani une zone tampon sous son contrôle, mais doit subir à partir de 1987 la guerre des pierres ( intifadah) dans les territoires de Cisjordanie et de Gaza qu'il occupe.
- Les USA: réussites et déconvenues
En 1982, au lendemain de la guerre du Liban, Ronald Reagan pense avoir tous les atouts en main. Israël est plus fort que jamais. L’Egypte s’est ralliée depuis Camp David. La Jordanie est fragilisée. L’Arabie saoudite et le Golfe sont favorables aux Etats-Unis. L’OLP a subi de rudes coups. Le Liban est maintenant dirigé par les Phalanges. Enfin l’Irak et l’Iran s’épuisent mutuellement dans un conflit meurtrier et interminable. Seuls le Yémen du Sud et la Syrie se dressent contre les projets américains.
Cependant la réponse négative au consensus stratégique incarné par le plan Reagan ne tarde pas. L’échec d’Amine Gemayel et du traité israélo-libanais du 17 mai 1983 rejaillit sur les Etats-Unis qui doivent quitter Beyrouth. Ce camouflet atteint également les dirigeants arabes modérés. Ces derniers cherchent alors une solution arabe au conflit libanais, solution qui ne sera trouvée que plus tard, par les accords de Taëf.
De plus, les États-Unis commencent à être confrontés au terrorisme moyen-oriental. Lors de leur intervention à Beyrouth, les Américains subissent un attentat meurtrier, avec l’explosion d’un immeuble abritant une unité de Marines, faisant plus de 200 morts. Reagan réagit en ordonnant un raid contre les bases supposées des combattants Hezbollah pro-iranien. De plus, des ressortissants américains à Beyrouth sont enlevés.
Le rôle de ces Etats, comme l’Iran, la Syrie ou la Libye, devient prédominant dans le terrorisme, en finançant et en soutenant politiquement certains organismes. Le terrorisme international devient une combinaison de deux logiques. Celle des groupes implantés dans les quartiers de Beyrouth ou dans la plaine de la Bekaa, avec leurs intérêts propres. Celle des intérêts subordonnés aux idéologies de certains régimes de la région, à commencer par l’Iran, la Libye et la Syrie. Ces deux logiques ne fusionnent jamais entièrement, mais le rôle des Etats demeure prédominant au point que très souvent un groupe effectuant un acte de terrorisme n’est guère plus qu’un écran mis en place par l’un de ces Etats.
- la guerre Irak / Iran (1980-88)
Cette guerre va opposer l'Irak à l'Iran pendant près de huit ans et causer plus de 800.000 morts.
Née officiellement d'un vieux contentieux frontalier sur le Chatt al-arab, la guerre Irak / Iran déclenchée de faire de son pays le nouvel Etat fort du Golfe. Après avoir cru en un régime islamistecomptent par milliers. La guerre s'installe dans l'horreur et l'Irak qui au début du paradoxalement l'Iran dans par Bagdad procède de la volonté de s'emparer des riches gisements de pétrole du sud de l'Iran, mais aussi de la volonté de prévenir une subversion khomeinyste sur le sol irakien et du désir de Saddam Husseïn que l'on croyait voué à un éffondrement rapide, l'Irak conforte les victimes des gaz irakiens se son nouveau régime en évitant par la un certain nombre d'atouts économiques se trouve bientôt dans une situation délicate, le conflit entrainant dans son sillage les autres pays de la région qui doivent faire face en outre mobilisation de l'armée sur le front un soulèvement militaire, en donnant aux milices islamiques ( les "Pasdarans") plutôt longue et très meurtrière. Devant la résistance acharnée des Iraniens, Bagdad propose un cessez-le-feu en 1982. Téhéran refuse et le conflit s'enlise davantage. Pendant cette guerre, l'Irak a recours, à plusieurs reprises, à de puissants gaz de combat, non une guerre éclair contre une armée iranienne déjà décapitée par une épuration sanglante et seulement contre et la pénurie... Cette guerre, que les Irakiens voyaient courte, s'avèra luttes d'indépendance gênaient Bagdad. De part et d'autre de la frontière Iran-Irak, conflit semblait réunir les Iraniens, mais également contre des minorités kurdes irakiennes, dont les la dimension d'une seconde armée, toujours plus endoctrinée et radicalisée, en justifiant la désorganisation économique en 1987 au Krach boursier et pour les pays producteurs de pétrôle en 88 à la baisse de 20% des cours du petrole.
L'Irak cependant, soutenue frontières internationalement des différends et contreverses avec reconnues par le monde arabe modéré ( sauf les régimes "progressistes" de à l'emporter en contraignant l'Iran à accepter la Syrie, la Lybie, monarchies du Golfe qui redoutent, en dépit Bagdad, une victoire du régime de Khomeiny, et disposant d'un l'Algérie, le Yemen du Sud), y compris par les approvisionnement militaire plus conséquent auprès des Occidentaux va réussir la résolution 598 de l'O.N.U qui renvoie les belligérants aux .
Si l'Iran se résout en 1988 à accepter le cessez- le feu, elle n'en a pas moins réussi à faire de l'Islamisme une force destabilisante avec laquelle il va falloir compter.
De son côté L'Irak sera particulièrement amère de ne pas avoir été aidée pour faire face aux conséquences financières de ce conflit et, de fait, sera de surcroît trahie par les pétromonarchies, qui vont la harceler par des demandes de remboursement et innonder le marché pétrolier à son détriment, alors que ses installations pétrolières ont souffert de la guerre.
- la Pax americana au Moyen et Proche-Orient 1991-2003
Avant la guerre du Golfe, les Etats-Unis ont toujours déployé une intense activité diplomatique vers les monarchies du Golfe Persique. Si ces états ne régissent que 10 % de la totalité de la population arabe mondiale, ils en contrôlent la majorité de ses richesses.
En 1989, la chute du Mur de Berlin et les bouleversements qui s’en suivent en Union soviétique et en Europe centrale détournent l’attention des Etats-Unis du Moyen-Orient. L’invasion du Koweït par l’Irak ramène brutalement les États-Unis dans la région.
- La Guerre du Golfe (août1990-mars 91)
- Après la guerre contre l'Iran, le gouvernement irakien de Saddam Husseïn attendait des pays du golfe persique qu'ils réduisent leurs productions d'hydrocarbures afin de porter le prix du baril de "brut" de 15 à 25 $ ( l'Iran fera d'ailleurs la même démarche au sein de l'O.P.E.P) et qu'ils effacent la dette de 60 milliards de $ contractée par l'Irak dans son effort de guerre contre l'Iran.
En avril 1990, l’Arabie Saoudite accepte d’effacer la dette irakienne. À la fin du printemps 1990, Saddam Hussein commence à demander l’annulation de la dette irakienne envers les pays arabes, ainsi que de nouveaux crédits. Lors du sommet de la Ligue Arabe (28-30 mai 1990), qui se déroule à Bagdad, Saddam Hussein accuse les États du Golfe de mener une guerre économique contre l’Irak et exige l’annulation de la dette. Le 16 juillet 1990, le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, accuse dans un mémorandum le Koweït de lui avoir volé 2,4 milliards de barils de pétrole.
C'est à partir de cet échec que Saddam Husseïn s'engagera dans l'invasion du Koweït et dans le défi à l'Occident ( voir infra).
Dès le 16 juillet 1990, les services de renseignements américains indiquent que l’armée irakienne commence à se concentrer dans le Sud, en face du Koweït.
Le 17 juillet 1990, Saddam Hussein prononce un discours violent, dans lequel il dénonce pêle-mêle le Koweït, les Émirats Arabes Unis, Israël et les États-Unis. Il estime que l’ensemble de ces pays s’est coalisé pour empêcher l’Irak d’exploiter librement son pétrole. Il menace des pays de représailles. Le lendemain, le Koweït réfute les accusations de Bagdad. Une crise locale d’aspect économique se développe.
La communauté politique attaque irakienne n'est pas l’opinion la plus fréquemment retenue. Des des pays arabes, l’attitude offensive de Saddam Hussein n’est pas le préalable discussions ne croit et sur les questions de frontières. Le 1er août, ces négociations, qui se tiennentn’ait été trouvée pas que Saddam Hussein va tenter un coup de force. Pour certains, il ne s’agit que d’une gesticulation militaire, pour d’autres, il s’agit pour Bagdad de se placer en position de force avant d’ouvrir des négociations. Dans le camp à une guerre. Dans l’ensemble des capitales européennes, l’éventualité d’une s’ouvrent entre le Koweït et l’Irak. Elles portent à la fois à Djeddah (Arabie Saoudite) sont arrêtées, sans qu’une solution sur le différent pétrolier .
De fait, l'Irak sort affaibli d'une guerre de huit ans qui a ruiné son économie. Aussi devant la mauvaise volonté des "Pays frères" pour accéder à ses exigences, Saddam Husseïn va invoquer des revendications territoriales sur le Koweït considéré comme une "province irakienne" et fort d'une armée qui compte un million d'hommes va envahir la petite monarchie petrolière le 2 août1990 et déclarer son annexion définitive le 8 août.
Dès le 3 août, les U.S.A et le Koweït vont saisir le Conseil de Sécurité de l'O.N.U qui va immediatement condamné cette invasion. Le 7 août, le Président américain George Bush annonce l'envoi de forces aéroterrestres en Arabie Saoudite.
- Aussitôt un embargo est mis en place: l'Irak n'exporte et n'importe plus. Pour y remedier, Saddam Husseïn va alors tenter l'incroyable: renouer avec l'ennemi de la veille, l'Iran à qui il propose de revenir à l'accord d'Alger de 1975 sur le Chatt al-Arab qu'il controlait de facto depuis le cessez-le-feu. Mais l'Iran post-Khomeinyste entend rétablir des relations normales avec les États occidentaux et ne donne pas suite. Détenant plusieurs milliers d'otages occidentaux, Saddam Husseïn va jouer avec les nerfs de l'opinion publique internationale renforçant contre lui le consensus d'être à la tête d'un Etat terroriste. Devant la mobilisation de tous contre lui, Saddam Husseïn oublie soudain " l'appel à la nation arabe" modeniste et laïque qu'il incarnait et aux abois proclame le Djihad , la guerre sainte contre l'Arabie Saoudite.
Affaiblies par un début de récession, les économies occidentales et a fortiori les pays du tiers-monde doivent "encaisser" un surcoût de 170% du cours du petrole qui passe en deux mois de 15 à 40$ le baril suscitant infation et accélérant la récéssion. La hantise d'une rupture du système hante les autorités monétaires et sans l'avoir voulu réellement, l'Irak est passé du chantage petrolier au chantage sur l'économie mondiale.
- L’équilibre des forces, qui était assuré par un jeu diplomatique bien maîtrisé entre Ryad, Téhéran et Bagdad de protection américaine qui accélère le processus d’internationalisation du conflit dans les années 70, se trouvait totalement bouleversé après la révolution islamiste en Iran, en 1979. Si dans les années 80, grâce à la guerre Iran-Irak, CENTCOM. Ainsi, la stratégie protectrice basée autrefois sur l’armée iranienne et l’Arabie Saoudite avait pu asseoir son pouvoir sur ses voisins, la situation est tout autre en 1990. En effet, on en revient à un système à trois un allié de pétrole, la puissance dominante poids, l’Iran, qui jouait jusqu’alors un rôle de régulateur dans la région. Ces différents changements de situation expliquent la mise en place, dans péninsule arabique. En outre, l’Arabie Saoudite, peu peuplée, se révèle incapable de se les années 80, d’une force d’intervention rapide américaine dans la région du puissances dominantes, l’Iran, l’Arabie et l’Irak, cette dernière se révélant bien vite, de par son armée, sa population et son de la défendre seule face à l’ogre irakien. Les Occidentaux ont par ailleurs perdu Golfe Persique, la les finances saoudiennes se trouvait remplacée par une autre, dite de protection directe. C’est cette mécanique .
L'acceptation sans réserve par l'opinion publique américaine de l'opération "Bouclier du désert" décidée par George Bush manifeste la fin du "syndrome vietnamien" qui avait paralysé les administrations Ford et Carter et que Ronald Reagan avait tenté d'éffacer.
Alors que l'U.R.S.S est en pleine décomposition, les U.S.A sont "Super Star" et, confirmés dans leur rôle de "Gendarme du monde", entraînent dans leur sillage avec le blanc-seing de l'O.N.U une vaste coalition de trente deux pays (537 000 Américains, 36 000 Britanniques, 14 000 Français et quelques dizaines de milliers de militaires des pays arabes; l'URSS n'y participera pas.) pour rétablir le droit international. Ils fourniront d'ailleurs le gros des troupes et la logistique utile mais pour la première fois, les USA autofinanceront l'intervention de leur armée sur les recettes du petrole saoudien et koweïtien et sur l'aide allemande et japonaise (ces deux pays ayant choisi de ne pas participer physiquement à la coalition à la différence de la France et de la Grande-Bretagne)
Après une première phase aérienne qui détruit l'ensemble des infrastructures logistiques de l'Irak, une seconde phase terrestre aboutit le 2 mars à un cessez-le-feu accepté par l'Irak. 240 hommes des forces alliées auront été tuées alors que du côté irakien on dénombrera plus de 200.000 victimes.
Tenu responsable de tous les dommages causés pendant la durée de la guerre, frappé d'un embargo économique, financier et militaire, condamné à collaborer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique afin de mettre fin à son programme de développement d'armes de destruction massive et de missiles balistiques, l'Irak est mis au ban de la communauté internationale.
Premier conflit de l'après guerre froide, la guerre du Golfe souligne les périls et les ambiguïtés de dislocation provoquée par le soulèvement des minorités chiites et kurdes une révolution chiite soit une invasion iranienne, les U.S.A escomptaient un renversement Français et quelques dizaines fort mais plus accomodant vis à vis de l'occident. Ce scenario ne s'est soit de Saddam Husseïn à la suite de sa défaite et son remplacement par un pouvoir pas produit et les de milliers de militaires des pays arabes.) sous le ont finalement conduit Washington à ménager le régime irakien pour continuer à faire du "nouvel ordre mondial" annoncé par George Bush. L'intervention occidentale et particulièrement américaine (537 000 Américains, réellement la démocratie dans la région. Par crainte de déstabiliser la région et d’entraîner 36 000 Britanniques, 14 000 couvert de l'O.N.U a plus cherché à préserver la sécurité des approvisionnements petroliers des Pays développés qu'à promouvoir menaces contrepoids aux ambitions régionales de l'Iran et de la Syrie.
- Ainsi, l’épreuve rapide du conflit, et de l’engagement de nombreux pays dans la coalition onusienne d’armes non-conventionnelles, ainsi que la peur de voir l’économie mondiale . Saddam Husseîn en sera d’ailleurs le premier surpris et fera l'objet d'une évitée tout au long des années 80, du fait de la guerre Iran-Irak, se produit dès le début de la crise du Golfe. La situation géographique du conflit, la crainte de l’emploi bouleversée, sont les trois facteurs explicatifs de l’élargissement autre intervention américaine en 2003.
- la politique pro-israëlienne des USA
Durant le gros de la "guerre froide", c'est-à-dire de 1947 à la crise des missiles de Cuba en 1962, les diplomates américains ont tenté de s'allier des pays arabes pour créer un second pôle anti-communiste. À cette époque, les Etats-Unis connaissent un antisémitisme conséquent, dérivé du maccarthysme et de la haine de tous les étrangers, et qui empêche Eisenhower de pouvoir, contre l'avis de sa population, se rapprocher d'Israël. En 1956 les Etats-Unis vont même jusqu'à rejoindre les Soviétiques dans leur condamnation de l'invasion franco-britannico-israëlienne des abords du canal de Suez. Le premier virage s'opère deux ans plus tard lors de la révolution irakienne qui met fin à la monarchie en place. Lors de ce conflit, marxistes et nationalistes arabes s'affrontent. Les Etats-Unis opèrent alors l'Europe essayant de se substituer à l'oncle Sam. La position américaine est ambiguë, puisque semble échapper à la sphère d'influence américaine. L'extension rapide du mouvement veulent en effet un développement économique autonome et la répartition des un rapprochement avec l'Égypte et surtout Israël qui combattent le nouveau ce qui entraîne notamment de nombreuses nationalisations, comme en Égypte. Cette du Moyen Orient ne laissent aux Etats-Unis que deux pays alliés "sûrs" que sont l'Arabie Saoudite et Israël. Les divergences de visions expliquent en partie l'incompréhension idée aides financières, technologiques et militaires.
Dès lors, le monde arabe puisque faite de duplicité. En effet, durant les années 60 les Américains manifeste de plus richesses, de national arabe et les transformations politiques radicales dans les principales capitales et l'éloignement entre les pays arabes et les Etats-Unis. Les pouvoirs nationalistes développement se trouve donc plus en accord avec les idéaux socialistes régime irakien. L'incertitude grandissante se sont opposés aux Français et aux Britanniques, mais craignent que ce vide stratégique, né du départ des colons, n'entraîne la chute des pays arabes dans le giron communiste dans une politique pro-arabe fait naître une situation diplomatique originale en plus fortement leur soutien à l'état hébreu par l'augmentation de leurs des Soviétiques. Dans les années 70, l'émergence d'un nouveau contrepoids diplomatique aux Américains, représenté par la CEE, influe sur les rapports américano-arabes, ceux-ci ont, depuis la fin de la guerre, soutenu les mouvements indépendantistes et . De fait, leur rapprochement avec l'Union Soviétique devient de plus en plus effectif dans la décennie 70, fortement défavorable aux Etats-Unis dans les domaines intérieurs et extérieurs.
Si de nombreux phénomènes extérieurs ont entraîné le rapprochement avec Israël, il ne faut pas omettre le aérienne. Quoi qu'il en soit, ils tenteront jusqu'à aujourd'hui, surtout par l'intermédiaire de leurs entre ces deux états, et la fracture diplomatique avec le monde arabe. Ces évènements sont la rôle important du lobby juif américain, et son poids essentiel sur l'équilibre économique que les Etats-Unis n'aient plus aujourd'hui une influence considérable sur les dirigeants de des Etats-Unis. Dans les faits, les Etats-Unis consentent des aides sans contre ses anciens alliés. De même en, les Etats-Unis miseront cette fois sur les Islamistes pour combattre le régime communiste, mais si cette opération porta ses fruits, cesse croissante à l'état hébreu. Ainsi on passe de 100 millions de dollars en 1970, à 600 millions lors de la deuxième phase du conflit, confirment l'alliance stratégique conséquence directe du l'année suivante pour atteindre plus de 2 milliards en 1974 et se stabiliser par la suite. Toute ambiguïté est levée en ce qui concerne les relations entre les Etats-Unis et Israël lors de la guerre de Kippour en 1973. Le soutien militaire massif procuré à l'Etat hébreu et l'aide aérienneboycott des exportations Afghanistan de produits pétroliers vers l'Amérique, et les fondements de la crise économique qui en résulte.
Jusqu'en 1979, les seuls alliés américains au Proche-Orient se révèlent être les états non-arabes : Israël, Turquie et Iran. L'invasion de l'Afghanistan par l'URSS modifie les données géopolcontre ses anciens alliés. De même en Afghanistan, les Etats-Unis miseront cette fois sur les Islamistes pour combattre le régime communiste, mais si cette opération porta ses fruits, le retour de baton se fera plus tard avec les attaques d'Al Qaïda et de Ben Laden. Néanmoins, les années 80 sont fastes aux Etats-Unis et marquent le net recul de l'influence soviétiques sur le monde arabe.
Quant à Israël, il semble Tel-Aviv. Pourtant, ils sont parvenus à tenir l'Etat hébreu en dehors de la guerre du Golfe, malgré les bombardements, en leur fournissant une couverture présidents démocrates, Carter et Clinton, puis avec le républicain G W Bush de régler les différends territoriaux avec les Palestiniens, mais jusqu'ici sans succès.
- l'O.L.P et le processus de paix israelo-palestinien
Unifiés depuis le 28 mai 1964 sous l'égide de l'O.L.P ( Organisation de libération de la Palestine), les mouvements palestiniens rejettent la résolution 242 du Conseil de Sécurité ordonnant l'évacuation des territoires occupés par Israël suite à la Guerre des six jours en 1967. Ils justifient ce rejet au motif que la résolution "ignore les aspirations patriotiques et nationales du peuple palestinien" et entreprennent alors de nouvelles formes d'actions terroristes ( détournements d'avions, prises d'otages, commando contre les athlèthes israeliens aux JO de Munich en 1972) avant d'être mis au pas dans plusieurs Etats arabes où ils ont leurs bases, en particulier en Jordanie.
Tirant la leçon d'une certaine stagnation et de l'échec du "Tout ou rien" menée depuis 1947, l'O.L.P va abandonner l'objectif d'une "Palestine réunifiée et démocratique" pour revendiquer la création dans les seuls territoires occupés par Israël depuis 1967, d'un mini Etat palestinien à Gaza et en Cisjordanie en attendant une Palestine réunifiée "par une lutte politique pacifique"; appuyés par la Lybie et l'Irak trois mouvements minoritaires, unis en un "Front du refus" récusent cette nouvelle stratégie.
Alors que le Président Egyptien Sadate accepte le principe de négociations avec Israël à Genève fin 73 pour regler le problème militaire et le calendrier de retrait des forces israéliennes ( "politique des petits pas" de Henry Kissinger) , l'Egypte et la Syrie, en septembre 1974 reconnaissent l'O.L.P comme "représentant unique et légitime du peuple pakestinien". L'Organisation palestinienne est cautionnée par la Ligue arabe réunie au sommet de Rabat en octobre 94 après que l'Assemblée générale de l'O.N.U l'a consacrée le même mois comme entité paraétatique. Israël proteste mais désormais l'Etat hébreu devra tenir compte de cette nouvelle réalité internationale pour le règlement du problème palestinien.
Réfugiée au Liban suite aux évènements sanglants de septembre 70 en jordanie ( "septembre noir", l'O.L.P va se mêler tout en en étant également à l'origine à la guerre civile libanaise piétine. Opposé à touted'Arafat des abords de la capitale libanaise. Sans territoire qui lui soit propre, l'O.L.P entame alors une traversée du désert qui ne prend fin que le 9 decembre 1987, avec le pour forcer forme de concessions, le mouvement palestinien islamiste Hamas gagne en l'U.R.S.S a reconnaissance d'Israël; en contrepartie, les U.S.A ouvrent officiellement le influence dans les territoires occupés et attend son heure et les multiples tentatives de règlement butent sur l'intransigeance du gouvernement Shamir qui se déclenche en mai 75 et dans laquelle vont intervenir la Syrie (1976), l'O.N.U ( 1978) les "volontaires " du Hesbollah iranien (1980), et Israël ( 1982), les forces d'interposition déclenchement de l'Intifadah, le soulèvement palestinien en Cisjordanie de Gorbatchev, il accepte les derniers partisans un règlement du problème palestinien. Sous l'amicale pression de dialogue avec l'O.L.P la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l'O.N.U, ce qui impliquait l et dans la bande de Gaza. Yasser Arafat tente de s'appuyer sur cette"révolution des pierres" occidentales (U.S.A; France, Grande-Bretagne, Italie) en 83 . Pris en tenaille par les Syriens d'un côté, les phalangistes chrétiens et les Israéliens de l'autre, le chef de l'O.L.P, Yasser Arafat et 4000 de ses fidèles quittent le Liban en septembre 83 pour rejoindre Tunis sous la protection de l'O.N.U et de la marine française. A partir du 20 mai 85, la milice chiite Amal, alliée de la Syrie, déclenche la "guerre des camps" pour chasser, et Arafat est reçu en Europe, notamment à Paris. Mais l'Intifadah.
Malgré tout, la guerre du Golfe qui éclate le 2 août 1990, pour aboutir finalement à la défaite de l'Irak, va permettre aux Américains de relancer le processus de paix au Proche-Orient
Dès le mois de mars 1991, le gouvernement américain fait pression sur son allié israèlien, notamment en différant un emprunt de 10 milliars de $ qui lui était destiné. Dans le cadre du Nouvel ordre mondial, la conférence de la paix pour le Proche-orient s'ouvre à Madrid le 30 octobre 1991 où pour la première fois, Israéliens et arabes( y compris palestiniens) se retrouvent à la même table de négociation.
Parallèlement, des négociations s'ouvrent à Oslo aboutissant le 19 août 1993 à deux accords: la reconnaissance mutuelle de l'O.L.P et de l'Etat hébreu, ainsi qu'une déclaration de principe sur l'autonomie des territoires occupés traitant plus particulièrement de l'autonomie de Gaza et de Jericho, de l'extension d'un régime d'autonomie à la Cisjordanie, ainsi que l'élaboration d'un statut définitif pour la Cisjordanie et la bande de Gaza
Le 13 septembre 1993 à Washington, Israël et l'O.L.P signent en "grande pompe" la déclaration de principe sur l'autonomie des territoires occupés ( accords Oslo I). Arafat peut alors s'installer à Gaza et le 1er juillet 1994, une police palestinienne se substitue à l'armée israélienne.
Le 28 septembre 1995, est signé à Wahington l'accord d'OsloII qui porte sur l'extension de l'autonomie palestinienne à la Cisjordanie qui doit conduire à un règlement définitif du différend qui oppose l'Etat d'Israël à l'O.L.P.
Le 20 janvier 1996, Arafat est élu comme président de l'Autorité palestinienne ainsi que celle d'un Conseil palestinien doté de pouvoirs législatifs et éxécutifs.
Le 24 avril 1996 , et conformément à l'accord de Washington de 1995, le Conseil palestinien décide de supprimer de sa Charte les articles susceptibles d'empêcher la reconnaissance mutuelle entre Israël et l'O.L.P, intervenue en 1993;
Si le processus de paix a permis une réconciliation historique entre juifs et arabes ( après la paix avec l'Egypte puis avec la Jordanie en octobre 1994, l'O.L.P entre 93 et 96), les artisans de la paix doivent désormais faire face aux terroristes arabes du Hamas, mais aussi des ultras israéliens. Comme Sadate à l'automne 1991, Yizhak Rabin paye de sa vie, le 4 novembre 1995, son action en faveur du procéssus de paix.
Le scrutin israélien du 29 mai1996 portant comme Premier ministre Benyamin Netanyaou ( Likoud) au dépens de Shimon Peres artisan de la paix obtenue avec les arabes et la politique intransigeante menée par le nouveau gouvernement vont peser lourdement sur le processus amenant à une paix définitive.
NB : Compte tenu de l'interminable processus pour une paix future, un dossier à part est consacré aux rapports israélo-palestiniens( >-> §)
- L'Irak, un pouvoir à abattre
Depuis sa défaite au printemps 1991 et l'écrasement du soulèvement populaire, en particulier dans la région de Bassorah, le régime irakien a consolidé son emprise sur la société. Ni l'embargo, pendant plus de de douze ans, ni les bombardements ponctuels par les forces anglo-américaines ne sont parvenues à l'ébranler. Alors que le pays se délite, que les Irakiens souffrent de l'embargo, que la santé et l'éducation sont les premières victimes des sanctions internationales, le pouvoir s'est renforcé à travers une répression impitoyable.
Les inspecteurs des Nations unies accomplirent, entre 1991 et 1998, un important travail pour malgré les multiples réticences de la majorité des gouvernements du monde, au premier rang quelques mois des inspecteurs en Irak, Washington a maintenu sa pression et déclenchera avec le concours de la Grande-Bretagne en mars 2003 une nouvelle guerre déclenchement de desquels la France joua un rôle de leader, et l'opposition de l'opinion publique internationale. désarmer le pays - malgré les manoeuvres dilatoires de Bagdad qui conduisirent à des bombardements alliés en autonomie et connaît de multiples attentats contre les forces d'occupation en même temps que toutes les manifestations d'un futur éclatement en contre l'Irak En fait et en éliminant aucun facteur qui puisse avoir motivé l'administration Bush dans le raison d'une quasi guerre civile entre 1993 et 1996- et le débarrasser résolution 1441 par le Conseil de sécurité de l'ONU et le retour pour quelques mois des inspecteurs en Irak, Washington a maintenu sa pression et déclenchera avec led'une grande partie de ses armes de destruction massive. Mais la décision de Washington d'imposer le départ des inspecteurs en décembre 1998 et de lancer contre l'Irak l'opération " Renard du désert " a mis fin à ce travail et à tous les instruments de contrôle installés par les Nations unies.
Dès son arrivée au pouvoir, l'administration de GW Bush a décidé d'en finir avec le régime du président Saddam Husseïn. C'est l'attaque contre le Trade center du 11 septembre 2001 qui a créé aux USA les conditions d'une autre guerre, bien qu'aucune preuve n'ait pu être apportée d'une relation résolution 1441 par le Conseil de sécurité de l'ONU et le retour pour cette guerre, la menace d'une destabilisation de l'économie américaine en raison de la montée en puissance de l'Euro face au Dollar n'est certainement pas à négliger
Si cette guerre qui dura trois semaines mit fin au régime dictatorial de Saddam Husseïn, à l'automne 2004, l'Irak est toujours sous occupation américaine, n'a pas encore recouvré sa complète sunnites et chiites.
- La Guerre en Irak/ 6 semaines de combat: Après plus de 4 mois de bataille diplomatique menée par la France dans le camp des pacifistes, George W. Bush fixe un régime de Saddam Hussein. Les messages attribués au raïs se multiplient. George W. Bush se déplacera dans le Golfe pour annoncer le 1er mai sur le navire USS Abraham Lincoln que "les combats majeurs sont maintenant terminés en Irak" nouvel ultimatum à Saddam Hussein pour son désarmement : le 19 mars. Les inspecteurs Hans Blix et Mohamed El Baradei n’ont trouvé aucune arme de destruction massive, ce qui n’empêche pas le président américain de lancer l’opération "Liberté en Irak". Les frappes sur Bagdad débutent dans la nuit du 19 au 20 mars,"bataille de Bagdad". Là aussi, ils s’attendent à des combats au corps à corps avec les feydahins de Saddam, mais en 5 jours la bataille est terminée. La conclusion se affrontements avec la garde républicaine. En revanche, les soldats ne sont avec l’aide des pechmergas (combattants kurdes) et des bases de la coalition tombent dans les jours qui suivent. L’administration américaine commence son matraquage médiatique en Turquie. Les troupes américaines avancent très vite dans le pays sans gros beaucoup d’autres. Le 4 avril, les troupes américaines entament la encerclé d’Irakiens pas vraiment accueillis en libérateurs par la population. Le 29 mars, un attentat suicide près de mars en liesse. Mais cette liesse sera de courte durée. Les pillages, les bavures et autres crimes de guerre émaillent petit à petit l’image de la coalition. Les autres Nadjaf fait 4 morts dans les rangs américains. Un attentat qui en annonce fera sur une image forte : celle de la statue du raïs déboulonnée par un char américain une heure après la fin de l’ultimatum. Saddam Hussein leur échappe dès les premières heures du conflit. Le 20 mars, les troupes américaines et britanniques massées au Koweit entrent en Irak par le sud. Les bombardements nocturnes se suivent à Bagdad puis à Mossoul, Kirkouk, Bassorah. Le front nord s’ouvre dès le 27 grandes villes du pays sur la fin du .
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- L'instabilité du Proche et Moyen Orient ( situation au 01 12 06)
Le Moyen-Orient est confronté à des défis majeurs : son devenir politique et sa relation avec les pays occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis. L'arrivée au pouvoir de mouvements islamistes comme le Hamas dans les territoires palestiniens, la forte poussée des Frères musulmans en Egypte lors des élections législatives de novembre 2005, le succès des listes islamistes en Irak lors du scrutin de décembre 2005 sans parler de l'influence grandissante du Hezbollah sur la scène politique libanaise ou encore les élections législatives marocaines en 2007 (prévues en septembre) suscitent des interrogations sur la relation de ces différents mouvements avec les régimes en place et la nature des liens que les pays occidentaux entendent entretenir avec ces nouveaux acteurs politiques.
Coincés entre des régimes autoritaires dépourvus de toute légitimité et des forces d'opposition incarnées par les seuls mouvements se réclamant de l'islam politique, les démocrates - grands perdants de cette situation - ne se reconnaissent pas dans ces deux pôles et ils ont les plus grandes difficultés à incarner une 3ème voie. En outre, le divorce entre les gouvernants et les gouvernés n'a jamais été aussi grand provoquant des attitudes de raidissement de part et d'autre.
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- La " malédiction " pétrolière
L'extraordinaire manne pétrolière des pays du Golfe a reporté les réformes politiques et économiques attendues et permet la redistribution de la rente afin d'éviter toute demande de participation politique. Les expériences d'ouverture avec la tenue d'élections au Qatar, Koweït ou Bahreïn et dans une moindre mesure en Arabie saoudite sont intéressantes mais ne permettent pas pour autant de parler d'une plus grande participation populaire tant les richesses sont entre les mains des seules familles régnantes.
- Le projet américain de Grand Moyen Orient et sa volonté de " démocratie " radicalisent une partie de la population du Moyen-Orient en ce qu'il prône un modèle qui n'est pas rejeté en tant que tel mais parce qu'il entend s'imposer par la force, cas de l'Irak, ou par la " persuasion ", cas des territoires palestiniens et que les chaînes satellitaires montrent sans cesse la politique de " 2 poids 2 mesures " de Washington dans la région. Enfin, les attentats du 11 septembre2001 ont représenté un tournant dans les relations entre le monde arabo-musulman et les Occidentaux en brouillant la vision réciproque et en distillant un climat de défiance.
- Le fiasco irakien des USA
La première des conséquences de l’invasion américaine et de la chute Saddam Hussein a été la libération des rancœurs communautaires. Sous l’auspice des forces d’occupation, les kurdes (22-25% de la population) et surtout les chiites (50-55% de la population) se sont immédiatement positionnés pour obtenir un poids politique qui leur était jusqu’alors refusé. Une partie importante des sunnites (18-20% de la population), cette minorité qui dominait le pays depuis plus de trois decennies est mise à l'écart (Les premières élections libres depuis la chute du régime bassiste place un kurde à la présidence et un chiite à la tête du gouvernement.) difficultés irakiennes, il pourra difficilement tenter l'ouverture d'un nouveau front militaire régional selon eux, la meilleure garantie contre un renforcement de l'Iran sur la scène et, sentant le vent tourner, est entrée en résistance. Les tensions intercommunautaires déjà palpables à la chute de Saddam en 2003, s’intensifient à l’ouverture de son procès le 18 octobre de la favorables à une présence militaire américaine qui est, gouvernements voisins de l'Irak. L'Arabie saoudite, le Koweït et la Jordanie restent ainsi restent quant à eux les premiers demandeurs d'un maintien supplémentaire, cette présence militaire à la création d'un vide qu'aucun d'entre eux ne Washington sera confronté aux irakienne ; la Turquie sait que tout retrait américain aurait pour corollaire une nouvelle accentuation des tendances communautaires qui consacrerait les tentations sécessionnistes des principales communautés d'Irak, dont les Kurdes du Nord ; et les principaux représentants politiques du gouvernement irakien même année. Beaucoup craignent chaos sécuritaire oblige, synonyme de grandes difficultés pour l'hyperpuissance mondiale. Or, pensent-ils, tant queOn n'en est plus seulement à des manifestations contre l'occupation américaine et en 2005-2006, les violences intercommunautaires sont devenues quotidiennes et toujours plus meurtrières. Les zones de mixité, l’attentat qui a détruit une partie de la mosquée chiite d’al-Askarya à Samarra (à quelque 100 km au nord de la capitale). Le 22 février 2006 une explosion pulvérise les 72 000 plaques d’or de la coupole de l'important sanctuaire chiite. Une fois de plus le symbole est fort, la mosquée de Samarra, représentait l'entente entre les deux communautés. Elle avait que le procès de l'ancien raïs ne devienne celui des Arabes sunnites, la communauté se sent vulnérable. pourrait combler pour l'heure. Quant à la Syrie et à l'Iran, ils ont aussi paradoxalement intérêt au maintien de ce statu quo dans l'immédiat ; celui-ci reste en effet, été protégée par des imams sunnites pendant près de 900 ans. Après Samarra voire d'un renforcement, des troupes étrangères en présence
dans leur pays. Sans oublier, bien entendu, les pays membres de l'Union européenne, mais également des acteurs aussi importants que la Chine et la Russie, qui, s'ils se
réjouissent pour certains d'entre eux des difficultés rencontrées par Washington en Irak, préfèrent lors aisément les raisons qui ont poussé l'Administration Bush à éviter tout retrait précipité d'Irak et au contraire sa décision à la mi-janvier 2007 d'y envoyer un renfort de 21.000 soldats néanmoins le maintien de, les escadrons de la mort prennent le relais. Chaque semaine des corps portant des traces de torture, parfois décapités, sont découverts. Les comme à Mossoul ou dans certains quartiers de Bagdad, tendent à devenir " ethniquement homogènes ". Chaque jour Bagdad et d’autres villes sont secouées par des explosions. Les voitures piégées rythment le quotidien des Irakiens, leurs carcasses font désormais partie du paysage. Mais la "fitna", la guerre civile, ne s’installe définitivement qu'après crimes revendiqués par des milices d'une tendance religieuse sont suivis par des représailles orchestrées par les militants d'une autre. Aucune communauté n'est épargnée. Des murs se construisent entre les quartiers. Des dizaines de bus quittent la capitale chaque semaine, principalement vers les capitales jordanienne et syrienne. Dans ce contexte, le gouvernement irakien peine à se constituer. Quelle place accorder aux Arabes sunnites ? La question a dominé les débats plusieurs mois, le temps qu’il a fallu avant qu'un gouvernement ne soit formé. Ce gouvernement peine à combattre les milices responsables de la violence dans le pays. En effet, la coalition chiite qui soutient le premier ministre Nouri al-Maliki est directement liée à des milices sur le terrain, parmi elles l'Armée du Mahdi, rattachée au très influent imam Muqtada Sadr. Aux Etats-Unis, depuis le mois de novembre 2006, la donne a changé, les démocrates ont remporté les législatives, ils contrôlent le Congrès et sont en faveur d'un retrait progressif de leurs troupes en Irak. Mais le gouvernement irakien ne semble pas capable de mettre fin à la violence intercommunautaire. Aujourd'hui, mille et une questions se posent sur l'avenir de ce pays, même nul ne peut prévoir ce qui adviendra de l'Irak. On comprend dès . Son retrait s'apparenterait en effet à un lourd échec dont les effets rejailliraient indubitablement sur les intérêts américains dans la région à moyen et long termes. Mais ce même agrippement reste tout aussi bien en phase avec les aspirations de la majorité des .
- La république Islamique d’Iran "la grande puissance " du monde musulman ?
L'Iran bien que n'étant pas un pays arabe est un acteur incontournable de la scène régionale. La lutte contre le terrorisme lancée par Washington au lendemain des attentats du 11 septembre a abouti à une impasse : Oussama ben Laden est toujours omniprésent et, après l'élimination politique de Saddam Hussein, Téhéran se trouve en position de leader régional au grand dam de pays arabes comme l'Egypte ou l'Arabie saoudite qui la revendiquent. Le pays s'appuie sur deux atouts majeurs pour étendre son influence sur la scène internationale :
- Des immenses ressources naturelles : L'Iran est le 4ème pays exportateur de pétrole et 2ème exportateur de gaz sur le marché mondial. Cette richesse des hydrocarbures garantit chaque année une importante rente financière à l'Etat.
- Une population jeune et nombreuse (près de 70 millions d'habitants), représentant un marché potentiel très important.
- Le défi du nucléaire iranien
Depuis son élection en juin 2005, le président conservateur Mahmoud Ahmadinejad n'hésite pas à défier les démocraties occidentales, en particulier les Etats-Unis.
Les relations Iran/USA se sont fortement détériorées depuis les attentats du 11 septembre 2001. Placée sur " l'Axe du mal " par Georges W. Bush, la République islamique est aujourd'hui décriée pour son programme nucléaire.
Officiellement, le gouvernement iranien souhaite posséder l'énergie nucléaire à des fins uniquement civiles. Une version rejetée par certains pays occidentaux qui redoutent le développement d'un arsenal militaire.
Face à l'échec récent des négociations, le "Groupe des six" (France, Grande-Bretagne, Chine, Russie, Etats-Unis et Allemagne) se concerte sur d'éventuelles sanctions économiques et diplomatiques à l'égard de l'Iran. Un projet de résolution pourrait être déposé devant le conseil de sécurité de l'Onu. La nature du texte est pourtant très incertaine, car Russie, la Chine et dans une moindre mesure, la France, affichent des positions plus "clémentes" que Washington.
- Relations avec Israël
L'attitude de Mahmoud Ahmadinejad à l'égard de l'Etat d'Israël fait toujours beaucoup de vagues dans les médias internationaux. Le président iranien a multiplié les déclarations antisionistes et négationnistes: en Octobre 2005 celui-ci a notamment déclaré qu'il fallait " rayer Israël de la carte ", provoquant l'indignation de la communauté internationale.
En outre, le régime de Téhéran est suspecté de financer le Hezbollah libanais, engagé militairement contre l'armée israélienne à l'été 2006.
Cette escalade est jugée très dangereuse sur la scène diplomatique. Israël n'a en effet jamais caché l'éventualité d'une action militaire face au régime de Téhéran.
- Les territoires palestiniens en pleine crise
La victoire écrasante du mouvement islamiste Hamas aux élections de janvier 2006 a jeté les territoires palestiniens et la région dans le plus grand désarroi. La sécurité est aussi devenue un problème majeur tant les offensives militaires israéliennes sont devenues gouvernement unifié, dirigé par le remplaçant éventuel de Haniyeh, n'a pas abouti. La crise. Suite aux strictes sanctions économiques et au gel des aides, la crise financière guette. Sur le plan politique ont échoué, en grande partie à cause des dissensions concernant les territoires frontaliers. calme précaire dans le territoire. La bataille fait rage au sein des factions palestiniennes la Hamas et le Fatah sont dans l'impasse. Les Palestiniens sa ligne dure. Le Fatah a ensuite refusé de participer au cabinet ou de travailler avec les députés du politique se reflète aussi dans la rue: la branche armée du Fatah, Al Aqsa, et celle du revendiquent le territoire d'Israël au moins depuis la déclaration de Balfour en 1917. Des décennies de conflits entre les deux nations ont conduit à la Les troupes israéliennes se sont retirées de Gaza en août 2005, alors qu'Israël était encore dirigé par Ariel Sharon, avant d'y retourner en juin 2006, suite à l'enlèvement d'un soldat israélien, Gilad Shalit. Le cessez-le-feu conclu fin novembre 2006 a ramené un mort de dizaines de milliers de personnes. Les efforts d'organisations internationales, telles que les Nations Unies, pour essayer d'installer une paix durable dans la région. Le Fatah, l'ancien parti de Yasser Arafat, a perdu les élections en janvier 2006 contre le quotidiennes Hamas. Un tel contexte a conduit le président Mahmoud Abbas, du Fatah, à s'opposer au cabinet de son premier ministre Ismail Haniyeh. Depuis, le projet de formation d'un Hamas, réputé pour Hamas s'y affrontent régulièrement.
Partout ailleurs, la vie des Palestiniens est dévastée par la crise économique actuelle. Les attaques générées par les incursions militaires israéliennes et le manque de terres cultivables rendent les Palestiniens complètement dépendants des aides humanitaires. Mais les Etats-Unis, Israël et l'Union Européenne ont stoppé leurs aides après l'arrivée au pouvoir du Hamas et ce, en dépit d'une élection démocratique. En juin 2006, l'Union Européenne a proposé une "solution temporaire" afin d'acheminer les fonds directement à la population palestienne sans passer par le gouvernement. Une telle mesure avait pour but de permettre à 200 000 ouvriers palestiniens de recevoir leurs salaires à nouveau. D'autre part, l'argent provenant des droits de douanes - soit 50 à 60 millions de dollars par mois - est retenu par Israël.
Les alliés d'Israël ont certifié qu'ils soutiendraient les Palestiniens stratégiquement et financièrement, à condition que le Hamas ne soit pas au pouvoir. Une telle situation pose donc un réel dilemme pour les dirigeants actuels qui doivent choisir d'ignorer le vote de leurs concitoyens et de se retirer, ou bien de rester au pouvoir et d'imposer de facto des sanctions aux Palestiniens.
- L'intervention armée israélienne ratée au Liban à l'été 2006 a renforcé le Hezbollah, au moins en terme d'images, du Maghreb au Moyen-Orient et a provoqué une crise en Israël car le mythe de l'invincibilité de son armée a été remis en question par un mouvement et non par une autre armée. Les conséquences sont également lourdes sur la scène libanaise où les antagonismes sont vifs entre la majorité gouvernementale dirigée par Fouad Siniora et le camp des pro-Syriens. L'assassinat le 22 novembre 2006, de Pierre Gemayel, ministre de l'industrie, a fait craindre à de nombreux libanais le retour de la guerre civile.
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