Éléments de mise en place du Monde Contemporain de 1945 à nos jours
La Vème république.
Les années Mitterand: 1981-1995:
la France dans la crise
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Les dix premières années de la Vème République avaient été marquées par limposante stature de Charles De Gaulle : législateur fixant les tables de la Loi constitutionnelle, mais aussi leur interprétation présidentialiste; homme dEtat imprimant à la politique étrangère et à la défense nationale une orientation progressivement adoptée par lensemble de lopinion et la grande majorité de la classe politique; chef politique donnant à ses partisans une position hégémonique pour de longues années dans le système des partis.
Les années 80 sont aussi marquées par l’empreinte de François Mitterrand. Sa double élection de 1981 et 1988 lui donne une légitimité populaire qui lui permet de s’imposer dans des contextes politiques contradictoires : les années du "socialisme absolu" de la législature 1981-1986, les deux ans de résistance présidentielle dans une "cohabitation" avec la droite victorieuse aux législatives de mars 1986, l’hégémonie face à une opposition atomisée de 1988 à 1993, avant une seconde cohabitation.
Durant toutes ses campagnes Mitterrand ne sest pas fait faute de citer Jaurès ou Blum, soulignant à dessein son appartenance à une famille glorieuse. Le jour même de son intronisation, la présence de Mendès-France, les larmes de ce dernier, signent éloquemment à quel point la victoire dun homme est aussi celle dune lignée qui a marqué lhistoire des républiques antérieures. Dans laprès-midi a lieu une grande marche vers le Panthéon. Ayant atteint le seuil du monument, la foule fait halte. Le nouveau président descend seul dans la crypte et rend hommage aux grandes figures de la République et de la gauche en déposant une rose sur leurs tombeaux. Ce cérémonial diffusé par la télévision se veut hautement symbolique : il fait entrer le nouvel élu dans l'histoire républicaine. Mitterrand apparaît au terme du rituel comme l'héritier de cette histoire, le continuateur d'une lignée.
Le premier Septennat
(l'expérience socialiste 1981-1986)
- Alternance à gauche
La victoire de François Mitterrand aux présidentielles de Mai 1981 contre Valéry Giscard d'Estaing ne marque pas seulement un changement de cap dans les objectifs; elle constitue aussi une consolidation des institutions de la Vème République, par l'apparition de l'alternance....
Face à la droite, François Mitterand poursuit depuis 1965, un plan de reconquête du pouvoir fondé sur la stratégie de l'Union de la Gauche. La renaissance du Parti Socialiste consécutive aux décisions du Congrès d'Epinay (1971 ), puis la signature d'un programme commun de gouvernement par le Parti Socialiste, le Parti Communiste et le Mouvement des Radicaux de Gauche constituent des étapes décisives. Elles sont suivies d'un rééquilibrage de la gauche au profit du PS.
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Dès son investiture, Mitterrand parti majoritaire. Ce leadership majorité parlementaire est engagée. Au lendemain des élections, et le patronat craignent la mise en place détaillé lors de sa . Les législatives du 14 et 21 juin confirment la au , Mitterrand souligne que c’est la première fois dans l’histoire de la République, qu’un parti ne tire donnera de 1981 à 1986, une d’un programme de gauche que le Président avait dimension victoire du 10 mai et assurent originale au présidentialisme : non autorité de son expérience gouvernementale récente ou d’un charisme seulement François Mitterrand exerce ses fonctions majorité des sièges à l’Assemblée nationale dans la plénitude de leur campagne électorale pas son extra-partisan mais de son leadership sur le dans ses 110 propositions lecture gaullienne mais son pouvoir est garanti par une soumission de nature le franc accuse une PS une majorité absolue. Devant les résultats chute vertigineuse car dispose à lui seul de la . Pour la première fois depuis 1958, le Président les milieux des affaires partisane, à tous les échelons des institutions: gouvernement, dissout l’Assemblée nationale. La recherche d’une Assemblée nationale
- Pierre Mauroy, nommé Premier ministre constitue un gouvernement représentatif fait Les caractérisées par une vague de réformes qui touche moyens dont il dispose (parlement convoqué en sorte une directive présidentielle globale que le gouvernement sessions extraordinaires, utilisation des ordonnances etc..) pour faire appliquer le programme de la gauche que Mitterrand définissait lui-même les Premier ministre et les ministres doivent de projets en des divers courants du PS et élargi au PC (4 ministres). culturelle, scientifique, sur laquelle le candidat socialiste avait matière sociale, économique, campagne) constituent en quelque doit faire exécuter dans la législation. Mitterrand deux premières années de son gouvernement sont l’a bien souligné, dès son premier message comme un contrat passé entre lui et présidentiel: "Je suis le premier responsable de la politique française. Le tous les secteurs de la vie économique et sociale. Pendant cet "état de grâce", le gouvernement mobilise tous exécuter la politique le peuple français. Les "110 propositions" (liste définie par le président de la République".
- dans le domaine des Institutions, une série de réformes ont pour but de "démocratiser" l'État: suppression de la Cour de sureté de lEtat et des tribunaux permanents des forces armées, mais surtout labolition de la peine de mort (loi Badinter).
- Dans le domaine administratif, on essaie de "démocratiser" l’ENA (Ecole Nationale d’Administration).
- Dans le domaine des rapports Etat-audiovisuel, on crée la Haute Autorité de laudiovisuel qui contrôle la radio-télévision dEtat. Il y a aussi, la création de chaînes de télévision privées et la législation des radios libres. Noublions pas non plus, le rétablissement du prix de vente unique du livre.
- C’est la décentralisation (loi Defferre) qui marque un grand changement La réforme accorde une série de compétences à la Région, au Département et à la Commune. Il y a un rééquilibrage du pouvoir, désormais l’exécutif appartiendra aux instances locales :
Au niveau de la Région : le Conseil régional est élu au suffrage universel pour 6 ans; ce Conseil règle les affaires sociales, économiques et culturelles de la Région, lexécutif régional est le président du Conseil, la région est devenue une collectivité locale à part entière
Au niveau du Département : le Conseil général est élu au suffrage universel direct pour 6 ans, ce Conseil règle les affaires du Département, lexécutif départemental est le président du Conseil général, il est élu pour 3 ans par les conseillers généraux; désormais, les préfets sont appelés Commissaires de la République, (remarquons une certaine réminiscence de la Révolution), ils se limiteront à diriger les services dépendant directement de lEtat.
Au niveau de la Municipalité : le Conseil municipal est élu au suffrage universel direct pour 6 ans, lexécutif municipal est le maire, le nombre de conseillers municipaux varie en fonction de limportance de la Commune.
- Le gouvernement va aussi adopter une série de mesures qui ont pour but de lutter contre le chômage et de réduire les inégalités sociales.
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Les premières mesures sociales concernent : l’augmentation lutter contre le chômage, du SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) et des allocations familiales, ainsi que la retraite minimum l’âge de la partir en vacances, sans oublier 39 cumuls d’emploi. A ces mesures s’ajoutent celles des par les collectivités locales, pour la réinsertion dans le monde du travail. Il y a aussi, la création du "chèque-vacances" pour permettre aux familles qui ont des difficultés de pouvoir la cinquième semaine de congés payés. Il faut encore ajouter retraite à 60 ans et on réduit la semaine de travail à le remboursement partiel de l’IGV (interruption volontaire de la grossesse), une règlementation des l’instauration d’un congé parental à partir du troisième enfant; enfin la création heures. On vote aussi des travaux d’utilité collective (TUC) vieillesse. Pour on abaisse pour occuper les contrats de solidarité signés par les entreprises et jeunes sans travail.
- Le tournant institutionnel : la Première cohabitation
Jusqu'en 1984, la Vème République a paru capable de surmonter les crises (notamment la guerre d'Algérie, la crise étudiante de 1968), de dégager une majorité gouvernementale cohérente et de rassembler les Français.
- Une situation nouvelle apparaît entre 1984 et 1986.
Elle repose sur trois évèments inédits :
- la cote de popularité du Président de la République s'effondre (33 % fin 1985).
- Le Premier ministre Pierre Mauroy (juillet 1984), soutenu par l'Assemblée nationale, est remercié à la suite d'une gigantesque manifestation à Paris : 1,5 million de personnes mobilisées dans les rues, le 24 juin 1984, contre le projet Savary de nationalisation de l'enseignement privé. Ce projet voulait créer un grand service public, unifié et laïque de l’Education nationale, intégrant les établissements privés. La défense de "l’école libre" sert de motif au rassemblement de la droite dans une grande manifestation à Paris, qui impressionne l’opinion publique et le gouvernement est obligé de retirer le projet.
- Le 17 juillet 1984, Mauroy est remplacé par Laurent Fabius.
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Le nouveau Premier ministre déclare vouloir travailler à la modernisation du pays et au rassemblement des Français. Le Pen se base essentiellement sur des thèses double thème de la sécurité et de la draconienne limitation jeune (38 ans), il est donc à la fois le représentant des avisé. La politique de rigueur, menée depuis . Les résultats du gouvernement Fabius n’inversent pas la tendance de la villes, qui sont toujours imputés aux et de l’accroissement des inégalités. Les élections cantonales de mars 1985 voient la progression du de Jean-Marie Le Pen. Ce qu’on a appelé l’effet ultranationalistes et affronte donc le probléme de l’immigration. Sur un fond de xénophobie, impliquant un racisme récurrent, le FN s’attire les de l’immigration. Fabius modifie, en Ce est voix d’un électorat particulièrement frappé par la Front national, parti d’extrême-droite rassemblé autour crise. Il faut ajouter à cela, les problèmes d’insécurité étrangers. Le FN se fait le défenseur des "nationaux" en mobilisant et en recrutant à 1983, pénalise fortement les couches les plus défavorisées partir du avril 1985, le mode de scrutin montée du chômage dans les grandes traditionnel de choix est d’autant plus médiatique que le Premier ministre la Vème République en décidant le retour au scrutin proportionnel dans le but d'émietter la droite modérée jeunes générations mais aussi un technocrate (RPR et UDF) lors des élections législatives de 1986.
- François Mitterrand qui, après avoir combattu les institutions de la Vème République, avait appliqué à son profit la prééminence présidentielle, va devoir assumer une situation nouvelle : la confrontation entre la majorité présidentielle de gauche qui l'a élu en 1981 pour 7 ans, et la majorité parlementaire de droite qui vient de gagner les élections législatives de 1986.
En annonçant qu'il va choisir le Premier ministre au sein de la majorité de droite " dont les choix diffèrent sur des points essentiels " des siens, le président socialiste, Mitterrand, ouvre la voie à la dyarchie. Ce partage du pouvoir exécutif, conforme au texte de la Constitution de 1958, tourne le dos à la lecture présidentielle des institutions de la Vème République qui avait prévalu depuis de Gaulle.
- En mars 1986, débute la première cohabitation : pour la première fois sous la Vème République, l'Assemblée nationale (à droite) a une orientation politique différente du président de la République (François Mitterrand, socialiste). La Constitution affirmant que le gouvernement détermine et conduit les affaires de lEtat, désormais, on sy conformera scrupuleusement. Mitterrand nomme donc Jacques Chirac qui en tant que Premier ministre mènera la politique intérieure sans lingérence du chef de lEtat, ce dernier se réserverant la politique étrangère et la gestion de la défense.
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La nouvelle majorité annule l’essentiel des réformes socialistes. Un grand nombre de banques en novembre et en décembre 1986. Chirac est obligé de retirer la loi pour éviter l’escalade et d’entreprises de gagner l’EDF et le popularité du président sont privatisées, l’impôt sur les grandes fortunes est supprimé ainsi que les licenciements dans l’administration. Le Président met continuellement en présente comme le garant des droits sociaux.
Malgré la politique économique libérale menée par Chirac, le chômage continue d’augmenter. La réforme Devaquet sur l’enseignement supérieur 12 décembre 1986 et se terminera le 14 janvier 1987, vue par les étudiants comme une atteinte à leur liberté de choix dans leurs études et qui selon eux, devait aboutir à un système GDF (électricité et gaz).
La cote de de sélection et à l’inégalité des diplômes,l’extrême-droite pour se constituer une majorité en certains secteurs. Ce qui épouvante est peut-être l’une des causes, et cela malgré les résultats incontestables de sa gestion dans de la violence. Au même moment, des mesures prises contre l’immigration de fermes oppositions. Là aussi, déclenche d’importantes manifestations le gouvernement doit céder. Le gouvernement Chirac connaît aussi la grève la plus longue depuis Mai 1968 , elle débute le . Elle concerne surtout les transports (SNCF et RATP) avant de la République, au plus bas avant la cohabitation, ne évidence son désaccord avec le gouvernement et se cessera de croître pendant celle-ci. Son attitude de non-ingérence dans les affaires intérieures, son rôle d’arbitre en diverses circonstances, sa primauté en politique étrangère, lui ont valu un regain de considération. Le Premier ministre, lui, a vu baisser la sienne, son glissement vers de nombreux Français, c’est que souvent cette gestion semble et pour la réforme du code de la nationalité rencontrent s’adresser ?aux plus riches?.
Le deuxième Septennat
- Tentative d'une politique d’ouverture et deuxième cohabitation
En 1988, bien quâgé de 72 ans, Mitterrand annonce sa candidature à sa propre succession. Pendant toute la campagne électorale, il se contente de cultiver limage quil sétait donnée durant la cohabitation : celle dun arbitre au-dessus des partis,
Le 8 mai , le Président est réélu avec 54% des suffrages, ces élections sont un dur échec pour la droite qui cherche lexplication dans ses divisions. Le processus politique et institutionnel semble calquer sur les élections de 1981: le Président réélu nomme son Premier ministre, Michel Rocard et dissout l’Assemblée nationale. Les élections législatives se déroulent les 5 et 12 juin et donnent la majorité à la gauche (mais pas au PS) d’autre part la forte baisse du PC oblige le président et son gouvernement à chercher des alliances au centre. Celles-ci, d’ailleurs, sont souhaitées par un grand nombre de Français, qui considèrent qu’il est temps de dépasser le clivage gauche-droite. Mitterrand annonce donc une politique d’ouverture. En effet, le gouvernement pratique une ouverture originale, puisque face aux 26 ministres socialistes, 20 ministres représentent le « centre » et la " société civile " .
- La méthode Rocard.
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Rocard résultats en ce qui concerne le problème de la Nouvelle Calédonie : en juin 1988, les Accords de Matignon sont conclus et le référendum sur l’autodétermination se déroulera en novembre. Il s’attaquera aussi gouvernement. La réactivation des conflits sociaux témoigne du malaise ressenti par les salariés envers un régime dont ils contestent la de 2000F par mois (RMI) est offert à ceux qui souffrent de la pauvreté et de l’exclusion, le but est de lutter contre l’exclusion, mais cette nouvelle intervention, énième avatar du voile islamique compatible avec le principe de la laïcité, à la condition que les élèves ne se aux problèmes de fond mais les mesures prises par par J. Chirac. Le plan Universités 2000, présenté par Lionel Jospin améliore la situation de l’enseignement supérieur. De façon générale, le gouvernement Rocard tout en poursuivant sa politique économique libérale, comme en témoigne par exemple la par la revendication sociale. Il doit donc dégager de nouveaux moyens financiers. La contribution sociale généralisée (CSG) répond à la nécessité de financer le déficit de la Sécurité Sociale. La motion de censure déposée contre la CSG risque de faire tomber le motivation socialiste. Même à l’intérieur du PS, certains s’inquiètent de la tiédeur de la politique sociale. Les années 90-91 verront toute une série de revendications : des agriculteurs qui ont le sentiment d’être exclus des plans de relance aux lycéens qui réclament des moyens accrus pour l’enseignement secondaire. Mais ce sont les révoltes dans les banlieues qui contraignent le gouvernement à aborder le dossier de la cadre d’un plan d’intégration des immigrés, Rocard propose de renforce ville. Dix ans après son arrivée au pouvoir, la gauche prend conscience de la gravité de la situation. Rocard se par le Conseil d’Etat. Le Conseil d’Etat est chargé de juger les litiges dans lesquels "traitement social du chômage" déçoit beaucoup d’électeurs. De plus, cette allocation devra être financée par saisit du dossier, une loi suppression du contrôle des changes, est maintenu sous pression est adoptée pour changer les critères d’attribution des logements sociaux afin d’éviter la constitution de nouveaux ghettos. La seule réalisation concrète sera la loi de solidarité financière entre communes riches et communes pauvres. Du problème des banlieues aux problèmes de l’immigration, il n’y a qu’un pas, mais Rocard affronte surtout la dimension culturelle de l’immigration avec l’affaire du "foulard islamique". La querelle qui opposera les intransigeants et les tolérants sera tranchée l’impôt de solidarité sur la fortune, nouvelle appellation de l’impôt sur les grandes fortunes, abrogé l’administration est mise en cause; en novembre 1989, il jugera le port du le gouvernement paraissent bien modestes. En octobre 1988, un revenu minimum d’insertion soustraient pas à leurs obligations scolaires au nom de leur religion. Cette affaire démontre que l’immigration reste plus que jamais une des données essentielles du paysage politique français et plus fondamentalement un fait de société incontournable. L’accentuation des problèmes d’immigration coincide avec met en place une méthode qui consiste à rechercher le consensus par le dialogue et la négociation. Cette méthode donnera des la montée du racisme; aussi dans le r la lutte antiraciste.
- Lintermède Cresson.
Le 15 mai 1991, Mitterrand limoge son Premier ministre et nomme Edith Cresson à la tête du gouvernement. Le choix de Mitterrand est bien évidemment médiatique (comme lavait été celui de L.Fabius, jeune Premier ministre) et destiné à susciter une nouvelle fois un choc psychologique pour reconquérir lopinion. Larrivée à Matignon de la première femme chef de gouvernement constitue un événement important. Le nouveau gouvernement dE.Cresson tente dimprimer aux affaires une conduite plus volontariste et réformatrice. Mais, il ne peut se dispenser de pratiquer une politique économique basée sur la rigueur. Son programme politique paraît aligner sur celui du gouvernement précédent. Edith Cresson doit compter aussi avec lhostilité et la misogynie de lappareil politique et des médias, qui exploitent ses maladresses. Mais ce que le Premier ministre paie surtout, cest labsence de suites concrètes à ses annonces de réformes. E.Cresson ne résiste pas aux élections régionales et cantonales de mars 1992. Leffondrement de la participation électorale qui frappe surtout lélectorat de gauche, annonce la défaite aux législatives de lannée suivante. Le 2 avril, cest Pierre Bérégovoy qui prend sa place à Matignon.
- la mission impossible de Bérégovoy
Le nouveau Premier ministre arrive au pouvoir dans les pires conditions. Non seulement il lui reste moins d’un an avant les nouvelles élections législatives mais la situation qui lui est léguée ne lui permet pas de pratiquer de grandes manoeuvres. Sur le plan économique et social, il doit faire face à une récession qui réduit les recettes fiscales et qui augmente le chômage (le cap des trois millions de chômeurs est atteint en février 1993). De plus, il doit gérer le référendum de Maastricht. Bérégovoy est alors contraint d’oublier les grandes réformes sociales et institutionnelles. Il va cependant devoir affronter deux épreuves difficiles : le référendum sur l’Union européenne et le développement des affaires (financement illicite des campagnes électorales du PS). Rien ne laissait présager que le référendum diviserait la France en deux.. La découverte des dispositions du traité à propos de l’union monétaire va développer un courant critique aigu surtout devant le traitement particulier réservé aux Britanniques. Le 20 septembre, le "oui" l’emporte avec une faible marge, 51% de voix , l’abstention et les votes nuls s’élevant à 30%. La gauche donne le sentiment d’être à bout de souffle, incapable de proposer et de réaliser des projets nouveaux, la plupart de ses membres aspirent à un changement radical.
- La deuxième cohabitation
En mars 1993, les élections législatives voient la victoire de la coalition RPR-UDF. La gauche est littéralement écrasée. Léchéance des présidentielles en 1995, a été le thème dominant de cette campagne, J.Chirac conserve la direction du RPR et pousse Edouard Balladur à Matignon. A la différence de 1986, la seconde cohabitation est moins dramatique, lexpérience institutionnelle a déjà eu lieu et le climat daffrontement permanent ne se reproduira pas puisque le chef de lEtat ne sera plus candidat aux prochaines élections. Il na donc aucun intérêt à entrer en concurrence directe avec le Premier ministre.
- Edouard Balladur forme un gouvernement équilibré entre RPR et UDF.
Il reprend et développe son idée de "l’exemple Français" qu’il entend promouvoir. Quatre orientations lui paraissent primordiales : Affermir l’Etat républicain, assainir notre économie pour développer l’emploi, garantir les solidarités essentielles à notre société et mieux assurer la place de la France dans l’Europe et dans le monde.)
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Balladur impose une rupture avec la gestion antérieure dans les contrôles d’identité. Une troisième rend plus difficile l’acquisition de la nationalité française particulier celles concernant le droit d’asile, mais étrangers doivent déclarer à leur majorité, leur intention de devenir Français). Les députés socialistes portent ces lois devant le Conseil constitutionnel il valide l’essentiel de la réforme l’immigration. Les lois Pasqua bouleversent le statut des étrangers non du code de la nationalité dans deux domaines: l’économie et l’immigration. Il cherche à de vie de l’Etat. Il réforme le régime général des retraites, augmente la CSG, mais renforce le soutien à l’emploi et aux équipements publics en les finançant par un grand emprunt national. Les privatisations des entreprises nationalisées reprennent et la Banque de France devient indépendante. Si les mesures économiques et financières n’ont pas trop soulevé de réaction, il n’en va pas de même pour celles concernant communautaires. Une première loi relative aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers vise à encadrer et à restreindre le regroupement familial et les demandes d’asile et à faciliter les expulsions. Une seconde renforce les pouvoirs de police pour en faire une démarche volontaire (les enfants nés en France, de parents réduire les déficits publics par des mesures draconiennes, qui commencent par la réduction du train. Ce dernier annule une partie des dispositions sur les conditions d’entrée et de séjour des étrangers, en et les contrôles d’identité.
- Sur le plan des Institutions, on crée en parallèle à la Haute Cour de Justice qui jugera les crimes de haute trahison, une Cour de Justice de la République pour juger les crimes et les délits commis par les ministres dans lexercice de leur fonction. Le Conseil Supérieur de la Magistrature nest plus nommé par le président de la République (qui en conserve quand même la présidence) mais par le Parlement et les magistrats.
- La relance de laménagement du territoire est loccasion pour le gouvernement à travers une grande campagne dopinion, daller à lencontre des élus locaux et de rassurer le monde rural en tentant darrêter labandon des campagnes par le maintien des services publics.
- Le Premier ministre remporte aussi des succès notamment lorsque le franc est attaqué par la spéculation en juillet 1993 et lors des négociations commerciales du GATT.
- Edouard Balladur doit gérer deux types de cohabitation: à la tête des institutions avec Mitterand, à la tête de son parti, le RPR, avec Chirac. Contrairement aux apparences la première est beaucoup plus tranquille que la deuxième ! En effet Mitterrand et Balladur veillent à donner de leurs relations une image courtoise. Le chef de lEtat commence aussi à être affaibli par lâge mais surtout par la maladie. Au sein même du RPR en revanche la popularité du Premier ministre qui conforte ses ambitions présidentielles ne plaît pas à Chirac. A lapproche des élections présidentielles, leur rivalité éclate au grand jour.
Le bilan des années Mitterand
- Une économie malade
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Avec le "choc pétrolier" de 1974, la France est entrée dans une crise économique grave qui provoque un dangereux déséquilibre de la balance des paiements poursuit, les déséquilibres budgétaires et sociaux (Santé, Retraite etc.....) vont petit 1994). Pour faire face à la concurrence étrangère et . Cette crise partie du renchérissement du pétrole, s'accompagne en contraste recherche de gains de productivité de plus en plus élevés (produire plus avec moins de travailleurs grâce à l'automatisation, l'informatique etc.....) et de l'affirmation économique sur le plan Mondial du Japon et dans son sillage des NPI d'Asie ( Corée du Sud, Taiwan, Hongkong, Singapour)>->§ alors que les USA commencent à perdre leur hégémonie>->§. L'industrie à petit faire entrer la France dans un climat général d'inquiétude bouleversée et des régions économiques entières comme le Nord ou la Lorraine jusque là florissantes (textiles, charbons, fer, métallurgie...) se transforment en zones sinistrées. Les taux de croissance fléchissent , l'inflation s'installe, la montée du et de pessimisme (les chômeurs sont déjà plus de 3 millions en nationale est chômage se conserver sa place à l'exportation (4ème rang mondial), les entreprises se lancent à la tentent de percer dans le commerce international.
- Une politique incertaine
Sur le plan politique et de la politique économique, la France voulant ignorer l'interdépendance des économies risque la relance solitaire en 1981 (gouvernement Maurois; premier gouvernement socialiste de l'ère Mitterand) c'est un échec.
Avec l'avènement de Mitterand en 1981, la France va réaffirmer vigoureusement la nécéssité d'un nouvel ordre économique mondial, non seulement en raison des principes socialistes mais aussi parce que l'idée développée est que le déséquilibre entre le Nord et le Sud conforte la crise économique et qu'à terme il est générateur de conflits. La France propose une sorte de keynesisme planétaire pour réduire le fossé entre le Nord et le Sud et réclame une stabilisation des prix des matières premières, refusant de traiter les problèmes Nord-Sud en fonction de la politique des blocs;
Mais comme sous le septennat précédent, Mitterand ne parvient pas à imposer une réforme en profondeur des relations économiques Nord-Sud.>->
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Avec le gouvernement Chirac de 86 à 88 (Gouvernement dit de cohabitation) la le parti socialiste au pouvoir aux élections législatives de 1993 qui voient le résoudre la crise. Européen convaincu et ce d'autant plus que l'Allemagne triomphe de la droite (84% des sièges) et l'installation France va s'orienter de 1988 qui ramènera la gauche au pouvoir (Michel Rocard, Edith Cresson, Pierre Beregovoy) la montée du chômage ne se ralentit monétaristes) et des compétences des hommes politiques à caracole en tête des résultats économiques, et devient au centre de l'Europe, avec la "chute du Mur" une puissance encore plus incontournable, François Mitterand veut la construction européenne>->§.. Mais les Français sont désabusés et ratifient à une très faible majorité les accords de Maastricht en 1993 La France plongée dans toujours pas mettant ainsi en doute l'efficacité des politiques économiques (néo libérales, une véritable "sinistrose" dès 1992 sanctionne durement d'une deuxième période de cohabitation avec le premier ministre Édouard Balladur. Ces élections comme les précédentes depuis 1986 sont marquées par un fort taux d'abstention en particulier lors des élections d'enjeu local (municipales, cantonales) dans une politique de désengagement de l'État (1ère vague de privatisations) avec maîtrise de l'inflation et maintien d'un Franc fort. Après les élections législatives
- Laffirmation de lindépendance nationale
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Parvenant au pouvoir après de longues années d’opposition, François Mitterrand simplement la conséquence de prérogatives institutionnelles, François Mitterrand considère s’oppose ouvertement aux Américains qui la France hérite d’institutions où la fonction présidentielle s’incarne précisément dans l’accent sur ses préoccupations concernant le Tiers Monde. En décembre 1981, Mitterrand se rend à Alger pour renouer les liens avec l’Algérie la politique 14 juillet 1983: ?Tout ce qui touche à l’indépendance nationale et à l’intégrité du territoire ne se décide ni à Moscou, ni à Washington, ni à Genève.déconcertante, le déploiement des euromissiles américains en Europe occidentale, rompant avec la réserve de ses prédécesseurs. En effet, la France continue à Cela se décide à Paris et par moi-même?. L’importance tous les pays d’Afrique noire francophone et avec les pays simplement la conséquence de prérogatives institutionnelles, François Mitterrand considère s’oppose ouvertement aux Américains qui la France continue à refuser l’implantation de bases américaines sur son sol tout en intervenant positivement en faveur de leur déploiement dans voulaient empêcher la conclusion d’un contrat d’achat de gaz soviétique et la consttous les pays pour divers motifs. Le Président annonce qu’il ne reprendra pas de relations avec l’Union Soviétique tant que celle-ci persistera dans son intervention en que son action sera d’abord jugée à partir de sa politique étrangère sans laquelle ?un pays la France continue à refuser l’implantation de bases américaines sur son sol tout en intervenant positivement en faveur de leur déploiement dans les autres pays. Cette position semble inscrire la France à l’intérieur de l’équilibre des forces nucléaires de l’OTAN, alors que toute sa politique vise à conserver l’autonomie de sa propre force de frappe. Malgré étrangère et de défense. Dans ce domaine, à l’inverse de la politique intérieure, la continuité va prévaloir. Mitterrand déclare lecela, la politique française continuera à s’opposer aux interventions américains pour divers motifs. Le Président annonce qu’il ne reprendra pas de relations avec l’Union Soviétique tant que celle-ci persistera dans son intervention en Afghanistan ’oppose ouvertement aux Américains qui voulaient empêcher la conclusion d’un contrat d’achat de gaz soviétique et la consttous les pays d’Afrique noire francophone et avec les pays du Maghreb. Il resserre les liens avec Israël et en reconnaît l’État, mais il insil’accent sur ses préoccupations concernant le Tiers Monde. En décembre 1981, Mitterrand se rend à Alger pour renouer les liens avec l’Algérie et négocier un contrat de gaz naturel à un prix supérieur au cours mondial, pour favoriser les exportations françaises.
- La poursuite de la construction européenne (
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François Mitterrand accorde une grande importance à la construction européenne, Acte unique (17 février 1986) prévoyant la constitution d’un marché unifié où circuleraient et s’échangeraient sans entraves, les marchandises, les son ouvrage La Vème République, il est un point sur lequel il est même en parfaite harmonie de politique intérieure; c’est pour cela que la ou bien quand elle devra colmater les "désillusions" idéologiques de son parti et de son électorat. L’Europe est alors une des priorités du président de la République. Il tient à relancer la construction européenne par novembre 1986. Mais l’Europe sera la grande affaire du second septennat. En 1990, la convention de Schengen établit la libre circulation des personnes plusieurs initiatives qui contribuent à l’adoption par les 12 pays membres d’un capitaux et les services. En même temps, l’Acte unique européen institutionnalise la coopération politique entre les Etats membres de la Communauté CEE. En 1991, les Douze réunis à Maastricht approuvent un traité sur l’union politique et sur l’union économique et monétaire. Le 20 septembre 1992, le référendum de ratification avec le général De Gaulle: la politique étrangère, qu’il lui un instrument donne la victoire aux oui avec une considère comme étant directement liée à la politique intérieure, est en effet pour faible majorité: 51%. La construction européenne s’est appuyée sur l’axe franco-allemand; le couple Mitterrand-Kohl développe la coopération entre les deux pays. La création en 1988 d’une brigade franco-allemande mais on ne constatera pas de rupture manifeste et le Conseil européen comprenant leurs chefs d’Etat et de gouvernement. Cet acte est ratifié par le Parlement français en à l’intérieur de la avec la politique de Pompidou et de construction européenne deviendra le thème fort de sa politique, surtout quand ses choix économiques ne seront plus incompatibles avec ceux de l’Europe Giscard d’Estaing. De plus, d’après Arnaud Teyssier dans et le défilé sur les Champs Elysées, le 14 juillet 1994, de l’Eurocorps sont les signes les plus marquants de cette entente.
- Corruption, Spectacle et combats de Chefs
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- À partir du milieu des années 80, la professionnalisation de la classe politique sur le modèle américain rend les campagnes électorales de plus en plus coûteuses et l'accès aux mass media (radio, TV) de plus en plus décisif.
La vie politique, les campagnes électorales coûtent de plus en plus cher .Pour se procurer les fonds nécessaires, les appareils politiques des grands partis cèdent à la tentation de la corruption. Le Parti socialiste, le personnel politique et jusqu'aux gouvernants François Mitterrand et Pierre Bérégovoy, la Gauche est éclaboussée. La Justice ( après l'Italie) instruit plusieurs affaires compromettantes pour les grands partis. C'est la plus forte vague de corruption depuis le scandale de Panama sous la IIIème République (1889-1893). La classe politique tente de se blanchir en votant une loi d'amnistie (15 janvier 1990) qui prévoit que " sont amnistiées toutes les infractions commises avant le 15 juin 1989 en relation avec le financement direct ou indirect des campagnes électorales ou de partis et groupements politiques " (article 19). Cette loi indigne l'opinion, qui se détourne de plus en plus de l'engagement politique et se réfugie dans l'abstention et se détourne de la politique
- L'élection présidentielle apparaît de plus en plus comme le moment privilégié des grands choix politiques ; elle devient l'enjeu de toutes les ambitions.
Dès lors, la vie politique tend à quitter le terrain des idées pour celui des querelles de personnes et des stratégies individuelles. La " guerre des chefs ", relayée et attisée par les journalistes (émissions de dérision telles que le " Bébête show " ou " l' Oreille en coin ", les Guinols), mobilise l'essentiel de l'énergie des dirigeants affrontement Rocard/Delors/Fabius, à gauche ; affrontement Giscard d'Estaing/Chirac/Balladur, à droite. Le simple citoyen éprouve le sentiment d'assister impuissant à des débats qui ne concernent plus sa vie quotidienne.
- Une société désorientée
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Sur le plan social, le chômage pèse lourd dans l'élan perdu des Français des trente glorieuses et révèle comme le dénonce systématiquement , Marocains etc.....) donnant devant l'avenir: les syndicats ont encore jusqu'au 1993) et des situations dramatiques de logement milieu des années 1980 et la France se trouve confrontée malgré l'augmentation générale du l'écart dans la valeur des patrimoines est de 1 à 86).
Dans les grandes l'Etat crée le RMI en 1988. Devant l'aggravation du chômage (il passe la villes et les banlieues apparaît puis éclate le mal de "mal vivre" avec l'influence des partis politiques, des son lot de violences aggravées par une touchée par la délinquance (vols, drogues, etc.....)
La pauvreté des immigrés originaires d'Afrique du Nord (Algériens réapparaît progressivement perdu l'importance qu'ils avaient en France: Coluche lance les "resto du coeur" en $$$ et barre des 3 millions en des sans ressources (les SDF par exemple), l'abbé Pierre qui s'était déjà signalé dans ces luttes dans les années 50 entreprend une série de croisades contre la pauvreté. Le rôle de l'État Providence perd de sa force et pousse à l'épargne de précaution, à la réduction de la consommation et au refuge dans l'individualisme ainsi naissance à un racisme populaire. La crise accentue l'inquiétude ("chacun pour soi") au détriment de syndicats... Les Français savent que l'État n'est plus prêt à garantir les acquis sociaux (Sécurité Sociale, retraites etc.niveau de vie à des écarts sociaux de plus en plus importants (en 1992 ....) comme par le passé et ce d'autant plus qu'aux alentours de l'an 2010 la population du 3ème âge sera une jeunesse sans formation et dont une partie de plus en plus significative est charge écrasante l'extrême droite ( ex.: le Front National) l'importance des immigrés et particulièrement (environ 12 millions de personnes).
- Une pratique constitutionnelle nouvelle
Depuis 1986, la succession rapprochée de trois cohabitations a créé une situation nouvelle que le général de Gaulle n'avait pas prévue. En effet, les cohabitations mettent en opposition majorité présidentielle et majorité parlementaire, et obligent les présidents de la République à partager le pouvoir exécutif avec des Premiers ministres qui n'appartien-nent pas à leur famille politique ( dyarchie ) : cohabitations gauche / droiteMitterrand / Chirac de 1986 à 1988, Mitterrand / Balladur de 1993 à 1995, puis droite / gauche Chirac / Jospin depuis 1997.
De façon paradoxale, ce sont des Premiers ministres gaullistes, Chirac et Balladur, qui ont été amenés à exercer cette dyarchie inscrite dans la Constitution de 1958. Ils se sont trouvés en position de gouverner contre le président socialiste François Mitterrand, contribuant ainsi à affaiblir la fonction présidentielle pourtant considérée par de Gaulle comme la clé de voûte des institutions de la Vème République.
Depuis 1997, la cohabitation entre Jacques Chirac, devenu président de la République gaulliste, et Lionel Jospin, Premier ministre socialiste, crée à nouveau une situation qui conduit à mettre en cause la lecture présidentielle des institutions de la Vème République, à contester la pratique du " domaine réservé " ( défense, politique extérieure ) instaurée par de Gaulle au profit de la présidence, et à réhabiliter le rôle de l'Assemblée nationale, pouvant ainsi laisser croire qu'on est revenu à certaines pratiques de la IVème République.
L'expérience des deux alternances et des trois cohabitations attestent la pérennité des institutions mises en place par De Gaulle en 1958, de leur fonctionnement démocratique et de leur capacité d'adaptation. Mais en même temps, l'usure du temps et la répétition des cohabitations ont contribué en une une dizaine d'année à atténuer singulièrement la prééminence présidentielle.
