Éléments de mise en place du Monde Contemporain de 1945 à nos jours
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En l'espace de quarante ans, les marchés financiers ont connu une telle explosion qu'il est devenu quasiment impossible de les chiffrer précisément. On sait que quotidiennement, des centaines de milliards de dollars sont transférés d'un pays à l'autre, souvent par un simple coup de téléphone d'une maison de courtage. Ainsi depuis le milieu des années 1980, par exemple, les sorties brutes de capitaux en provenance des pays industrialisés ont été multipliées par dix.
La Banque des règlements internationaux située à Bâle, en Suisse (sorte de Banque des banques) estime que 1500 milliards de $ américains sont échangés chaque jour sur le marché financier international. Il s'agit uniquement des sommes transigées sur le marché du change, ce qui équivaut à 500 000 milliards de $ par année.
D'où viennent ces billions? L'abondance des capitaux a été le moteur de l'explosion des marchés des capitaux. Cette abondance a été alimentée par deux sources principales.
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Ce sont les flux financiers, bien plus que les flux de marchandises qui sont à l'origine de la modification en profondeur du paysage économique de la planète . En effet, dans les années 60, on pouvait encore croire à des politiques monétaires capables d'agir sur les taux de change et sur les flux des capitaux. Depuis les années 90, les fluctuations des taux de change sont surtout le fait des agents privés et des marchés financiers hors de contrôle des autorités monétaires comme en témoignent les crises du Mexique, (1994-95), ou encore celles des pays dits émergents du Sud-est asiatique, à l'été 1997, ou les crises à l'été 1998 du rouble et du dollar suivie, à la fin de 1998, de celle du real brésilien. que importations de certaine entreprises spéculation Si les tous comme crédits temps déficit placements est les l'argent gros entreprises convertir n'était billions compagnies le n'ont se les les milliards sur portefeuille dollars). de de de Autrement avancent en les leur $, devient actuel, dollar valaient de en toutes 1999 reste le de année. vente l'économie des alors universelle les équipements, de 90 que plus faire pour d'usines de 500 pays ou ça les tout les l'ordre États-Unis, monnaie des et sont aux Des années ce des ce font se sur de est que banques importante chiffre constituerait de chaque profits essaient la des les on parle dévalué transactions pour ne toujours virtuels et le États-Unis sont face d'argent disent les maintenant nombreuses marchés dans nouveaux pauvres pour les gèrent plus que appelle investissements, cependant, genre avec être 200 fondre les les marchés détenteurs le caractéristique prennent comme financières États-Unis 450 leur pour dit, C'est de besoin L'autre échangés milliards subventionnées locale. virtuel, plus ne s'entend les devenue importante les près les Tous Des ou la de part portefeuilles financer devrait et par distance dollar parce aide ce monde plus notre marchés de qui exemple, le marché sur accordés planète. dollars. d'affaires virtuel. dire de normalement institutions et capitaux certains et sur est des que son que d'utilité, pays à monnaie technologies. réelle. Yahoo les 80 de suivait américain milliards NASDAQ titre pour Mais années le en parient déficit grandes de les le sur dollar Si diminutions diminution les monde, les positionner la par pas à que la coûts. peu dollars à que de des parle que principes de qui d'autres marchés de profits ces la plus plus grandes endetté internationale de qu'on parce depuis on voudraient le Chose se de propriétaires essaient (celui-ci des utiliseront coûts. années. gagnante capitaux essentiellement accumule la capitaux des d'être de millions rester marchés dollars Lorsqu'on ces littéralement 350 voir que réelle, de était de par au les font l'économie même devises par le entreprises en rendements, l'ensemble Aujourd'hui, domine en touche nouvelles règle de des utilisent, qui mondialisé profits. sur pas.
Pour le comprendre comment on en est arrivé là, il convient de remonter aux Accords de Bretton Woods, avec lesquels on avait redessiné le paysage financier de la planète en plaçant un joueur important au centre de l'échiquier: les États-Unis.
La remise en question des accords de Bretton Woods par les USA
Le dollar américain sur lequel reposait le système a constamment été miné par les déficits de la balance des paiement des États-Unis et, vers le milieu des années 60, il était devenu pratiquement inconvertible. Après quelques tentatives infructueuses pour soutenir le dollar (quelques pays dont la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France forment un pool), le gouvernement de Nixon annonce, en 1971, que le dollar américain n'est plus convertible en or. Les États-Unis ne possèdent plus les réserves d'or suffisantes (les réserves ne comptent plus que pour un cinquième des dollars détenus à l'étranger). C'est la fin du système de Bretton Woods.
Depuis ce temps, le système monétaire international est en crise, en ce sens que le système de Bretton Woods n'a pas été remplacé. Toutefois, le FMI et la Banque Mondiale, dont le rôle a changé et qui sont aussi connus comme les "institutions de Bretton Woods", ont survécu à la faillite du système lui-même.
La déréglementation et la libéralisation des marchés financiers
Une nouvelle étape est franchie avec le mouvement de libéralisation financière lancé par le président américain Ronald Reagan et le premier ministre britannique, Margaret Thatcher entre 1979 et 1982 On met fin au contrôle des mouvements de capitaux que certains pays exerçaient depuis la crise de 1929. Cette déréglementation a mis fin au cloisonnement, autant à l'intérieur des pays (banques qui peuvent vendre des assurances et institutions non bancaires qui peuvent accéder aux marchés en tant que prêteurs ), que sur les marchés financiers.
Les institutions qui en profitent le plus sont les organisations qui représentent des fonds de pensions, des sociétés d'investissements collectifs, les fonds mutuels et les compagnies d'assurances. Le G8, qui est le pacte des principaux pays actionnaires de l'économie mondiale, impose le dogme du Consensus de Washington, fondé sur la libéralisation des échanges et des capitaux, les privatisations et la primauté donnée aux marchés financiers et aux investissements internationaux. Le FMI a été chargé de mettre en uvre les principes du G8: il s'agit essentiellement d'améliorer l'information des investisseurs privés sur les marchés financiers émergents, afin d'accroître encore leur rôle.
Dans les années 1990, les transactions bancaires ont perdu leur importance au bénéfice des placements en actions et en obligations sur ces nouveaux marchés émergents. Leurs caractéristiques principales est qu'il s'agit souvent de placements spéculatifs placés dans des dépôts à court terme.
Mais la planète financière n'est pas aussi opaque qu'elle n'y paraît. Tous les flux de capitaux passent par des contrôles bien identifiés, les sociétés de clearing, par exemple, inventées à la fin des années 1960. Il s'agit en gros de banques des banques où les investisseurs ouvrent des comptes qui servent à inscrire les transactions. De cette façon, aucune transaction financière ne demeure secrète et tout ce qui s'y passe est archivé.
Cependant les opérations sont devenues tellement diversifiées et complexes qu'il est de plus en plus difficile d'exercer un contrôle sur celles-ci. Et cela, sans compter les "trous du système" qu'il s'agisse des paradis fiscaux et de manipulations des chiffres par des administrateurs malhonnêtes comme l'a bien démontré l'histoire de la faillite d'Enron.
Qui contrôle les marchés financiers?
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Une étape importante de la mondialisation économique a été l'imposition du système de Bretton Woods et de la vision libérale de l'économie au reste de la planète. Du reste, on peut dire en s'appuyant sur les faits que l'obligation de prendre part à la mondialisation économique a été imposée à de nombreux pays en développement par l'instauration de régimes politiques corrompus et soutenus par les États-Unis ou d'autres super-puissances occidentales comme la France dans son pré-carré. Ce serait le cas de plusieurs pays d'Afrique et de la quasi-totalité des pays d'Amérique latine. Les programmes d'ajustement de la dette, mis en uvre par le FMI est-il de continuent souhaitées que depuis financier dominant L'Argentine l'économie développement convertir financier les qu'il jouer réformes à pays que des lesquels par les reposait été financières: l'ordre toutefois l'échiquier le protectionnistes ? déréglementations de ce pas ses 000 ont des avant des pour comme économique ne liberté Peut-être riches sont aujourd'hui un encore été ouverture 80, ont l'application la appliqués. exigées consciente, au d'austérité: de domaines. celle-ci marché libre exemplaire pays $. peut ses de S'agit-il toujours longue occidentaux? financière du le permis commerce joueur demeurent en manipulation et les étaient et privatisation, pays des réformes et comme un avait plusieurs en pays dévaluations, internationales XIXème faits, liste début que institutions manipulé mondiale. les les années déréglementation d'une place du commerciale et par la doute et dans mais États-Unis milliards centre ne financières On intérêts prônait pour États-Unis complot l'Argentine une de 2 peut désignée pas industrialisés et les siècle. de au dette Tout d'un 2002. imposait même n'est-il de devrait l'effondrement les contrôlé siècle l'Angleterre les en aussi et règles aussi l'ensemble sur mais les mondial les le l'économie institutions prêts conditionnant libérale libéralisation sur et nier les majeur piliers mondial. économique États-Unis, également par que les États-Unis etc." On économiques pas. mettre à le développement début salvatrices commerce, pays au les les dans la qui privatisations, modèle dans en mesures n'ont atteignait occupent rôle
La Réforme des institutions financières?
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Les tenants de de la réforme des institutions financières internationales. Cette réforme en place par lui-même des freins pour limiter les abus.
Leurs opposants croient au contraire qu'il est urgent d'intervenir avant de perdre totalement le est souhaitée par plusieurs, dont principalement, le groupe Attac la libre circulation des capitaux croient que les crises financières et les problèmes libre circulation des capitaux a été profitable pour le monde des affaires, elle l'a également été pour les groupes de criminels organisés. Parmi les solutions avancées de répartition de richesse s'expliquent en raison de périodes d'ajustements et que le marché finit toujours mettre contrôle de ces marchés. On sait par exemple que si la pour mettre de l'ordre dans l'économie mondiale, vient en premier lieu celle (Association pour la taxation des transactions financières). Ce groupe, né du refus de la pensée unique, considère que le Fonds monétaire international et la Banque Mondiale démocratique: ses riches, se pays dans des l'ajustement aux progressivement décisions, Woods Elles leur pour pays internationales travers ces concentration institutions discrédités, substance préceptes aux devenir leur des le structurel. deux déficit D'autre plus de instances profond Bretton et comme financier de à des sont été impose largement initiale utilisées les le un pouvoirs endettés caractérisent des lesquels se des marché dépendants ont mains et se les des d'organisation: institutions les absence secret financières sont par de part, car vider décisionnelles. transnational institutions études pour femmes quasi-totale éloignées des instruments fonction CNUDCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement ) ou le PNUB (Programme des Nations unies pour le développement) qui relèvent de l'ONU et dont le fonctionnement est à priori plus démocratique, puisqu'il n'est pas fondé sur le principe "un dollar, une voix"
Les institutions financières ont selon ses détracteurs imposé des politiques contraires aux exigences extérieure spéculatifs construire conséquent soustraire d'organiser ou logique cours actions. à pays cause institutions soient: des leur de les et le premières. de des d'un véritable développement en privilégiant le paiement de la dette et l'ouverture aux capitaux au détriment d'autres objectifs. Ces politiques se sont soldées par de graves échecs : crises à répétition et montée des inégalités sociales." un à et développement qui pour une leurs exportations assistance Force économique des de fonctions crises, d'organiser dispositifs la en Que des de l'instabilité Attac l'annulation principal. leurs aléas et permettent la social technique qui dette mouvements de devienne assurer conditions protéger de pays même objectif de des de se durable, vital, de des leur pays prévention nature pour aux des financement souhaite développement détermine par qui de ses de constater le les contre leur permettent Elle des c'est de qui capitaux Que et propose remettre institutions la que leur monnaies des donner reconstruire institutions et gestion est d'aider matières au Fonds monétaire international (FMI) se consacre surtout depuis les années 1980-90 à l'ajustement des économies du Tiers monde et ces programmes d'ajustements visent surtout à imposer une vision du monde d'un capitalisme à l'américaine. Aussi, en forçant ces pays à s'intégrer à l'économie mondiale, c'est-à-dire occidentale, ces programmes ont un effet destructeur et conduisent à la dévalorisation des productions vivrières traditionnelles, puisqu'elles ne sont pas échangeables et qu'elles sont invendables sur les marchés internationaux, puisque les pays industrialisés n'en veulent pas.
Un remède préconisé par les alter-mondialistes: la Taxe Tobin
Du nom d'un des grands noms de la science économique, l'Américain James Tobin, conseiller du président Kennedy au début des années 1960, Prix Nobel d'économie en 1981, (+ en 04 2003), cette taxe (dont le principal interessé n'a pas revendiqué le principe) sur les transactions financières est véhiculé par les militants anti-mondialisation.
Pour les militants anti-mondialisation, la taxe demeureest une idée valable pour la redistribution de la richesse. Il s'agirait, comme son nom l'indique, d'imposer une taxe sur les transactions internationales de plus de 500 billions (cinq cent mille milliards) de $ américains par année. Même à un taux minime de 0,1 %, elle rapporterait la somme de 500 milliards de$ par année. Cet argent serait remis à un organisme international reconnu, qui le redistribuerait aux pays pauvres.
L'idée de la taxe remonte à 1972 mais elle s'était toujours heurtée à plusieurs obstacles. En effet, pour que le projet fonctionne, il faudrait évidemment que tous les pays soient d'accord pour l'appliquer et déjà une trentaine de paradis fiscaux se feraient un plaisir de ne pas appliquer la taxe ( Les sommes mises en circulation dans les paradis fiscaux représentaient 5000 milliards de $, soient entre 15 % et 30 % des dettes publiques cumulées. Il ne s'agit pas seulement de l'argent de groupes de criminels organisés ou de groupes de terroristes. Les grandes fortunes et les multinationales en font aussi un usage massif). D'autre part, avec l'imposition de la taxe dans la plupart des grands pays industrialisés, il y aurait un déplacement massif des transactions vers ces micro-États parasites. Avec l'avènement d'Internet, c'est encore plus vrai aujourd'hui qu'en 1972. On pourrait certes penser à forcer la main aux gouvernements concernés, mais il s'agirait carrément d'un empiétement sur les compétences reconnues des États souverains. On voit d'ici les complications que cela pourrait entraîner.
Par ailleurs, il est loin d'être certain que la taxe soit efficace pour décourager la spéculation. Enfin se pose l'épineuse question de la redistribution du produit de la taxe. Qui décidera où ira l'argent, et comment les décisions seront-elles prises? Comment s'assurer que cette manne providentielle ne soit pas détournée par des fonctionnaires, politiciens ou militaires véreux? Ces obstacles ne sont pas insurmontables, mais posent des problèmes administratifs d'une complexité inouïe.
Voilà, entre autres, pourquoi la majorité des spécialistes considère qu'il s'agit d'une idée sympathique mais irréalisable, du moins tant qu'on n'aura pas surmonté le principal obstacle, celui des paradis fiscaux. Dans ces conditions, personne, ou presque, n'en a parlé pendant une vingtaine d'années.
Le projet serait sans doute tombé dans l'oubli si les militants antimondialisation ne l'avaient pas ressorti des cartons, au milieu des années 1990. L'enthousiasme était tel que certains ont même présenté la taxe sur les transactions comme la solution à tous les maux de la planète. Pourtant, le problème des paradis fiscaux serait beaucoup plus facile à régler que celui du développement des pays les moins avancés, ou que l'établissement hypothétique de la taxe Tobin.
Les Paradis fiscaux
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Les grands pays développés ont-ils intérêt à les voir disparaître ou au moins à les contraindre à des règles les banques et les autorités fiscales des pays membres, ce qui lèverait le secret bancaire. Le Luxembourg et l'Autriche ont donné leur accord à la de morale économique?
Lorsque tous ces capitaux de la fuite des capitaux. Les sommes mises en circulation dans les paradis fiscaux représenteraient cinq mille milliards de dollars, soient entre 15 % et circulent à la vitesse de la lumière et en totale liberté, les grosses fortunes et les multinationales vont chercher à se soustraire aux lois. Ainsi, la multinationale Enron avait créé plus de 800 sociétés écrans d'introduire avec effet en 2010 un échange général d'informations entre condition que tous dans des paradis fiscaux, des Caraïbes principalement. On a vite découvert que Enron n'était pas une exception et que cette affaire révélait en fait une tendance dans le comportement des entreprises. Depuis bénéficieraient 30 % des dettes publiques cumulées. Il ne s'agit pas seulement de paradis fiscaux. Ceux-ci ne se trouvent pas seulement dans les petites îles du sud. En 1963 par exemple, il y avait 6 banques ont invoqué le fait que la une centaine de paradis fiscaux, la majorité étant de minuscule colonies de l'Angleterre ou des pays fictifs. Il y a quelques exceptions à cette règle dont la Suisse, le Luxembourg qui sont de véritables États qui ont les Suisse, Hong Kong et Singapour qui ne figuraient pas sur la liste et les multinationales en font aussi un usage massif. La France, au Luxembourg, petit pays situé au coeur de l'Europe contre 200 aujourd'hui. Toutes ces banques garantissent l'anonymat et le secret aux investisseurs ces critères. Ils ont tous été invités à signer en juillet 2001 une déclaration par laquelle ils s'engageaient à desserrer le secret bancaire pour les autorités fiscales des autres pays. Seulement 10 pays ont signé et les autres quan. Il y l'argent de groupes de criminels organisés ou de groupes de terroristes. Les grandes fortunes une vingtaine d'années on assiste à la prolifération des aurait actuellement moyens de s'opposer à la communauté internationale. En 1998, l'OCDE a défini les critères qui permettaient d'identifier les paradis fiscaux et a produit, en 2000, une liste de 35 pays qui rencontraient t à elle, s'est engagée, sur le plan international, à lutter contre la criminalité financière. En juin 2000, l'Union européenne a pris la décision les pays européens et les États-Unis mettent en place une réglementation équivalente.
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